Rencontre Septembre 2016 / L’IMPERSONNEL – partie 6 – Questions/Réponses

RENCONTRE SEPTEMBRE 2016

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L’IMPERSONNEL

Partie 6 – Questions/Réponses

 

À nouveau je salue ta flamme, et en vérité je te le dis, questionne, car tes questions ne sont que les miennes, de même que les réponses ne sont que les miennes et les tiennes; il n’y a pas de différence. Ainsi je t’invite, maintenant, à t’interroger, non pas sur ta personne mais sur l’essentiel. Ce qui te pose problème, ce qui t’interroge à l’intérieur de toi, doit dorénavant trouver une réponse immédiate et instantanée, te démontrant ainsi à toi-même que l’essentiel est ton essence et non ta personne.

Ainsi, je te bénis par ta Présence et ma Présence. Ainsi, le Feu est présent en nous, en notre cœur. En cet espace, nous écoutons ce que ton cœur demande, ce que ton cœur répond. Alors, nous écoutons ce qu’il a à te dire.

… Silence…

Ainsi, nous écoutons les questions dans le cœur, là où ne peut se trouver que la réponse juste et véridique.

… Silence…

Question : de tout temps, j’ai une profonde tristesse au fond du cœur. J’accède à des moments de paix, de sérénité mais pas à la Joie éternelle. Pouvez-vous m’aider ?

En vérité, bien-aimée, tout ce qui va et vient n’est là que pour te permettre de l’observer. Ainsi tu constates ce qui se déroule en toi, que je nommerais « oscillations ». Ceci ne fait que traduire les ajustements en cours, te donnant à voir et à vivre ce que tu décris. Toutefois, j’attire ton attention sur le fait que la peine du cœur ou la tristesse du cœur ne concerne que la personne.

Ainsi donc profite des instants et des moments où la joie est là pour la cultiver, la nourrir. De quelle façon, me diras-tu ? Simplement en fixant ta conscience en l’immobilité de cet instant, en percevant et en ressentant ce qui se déploie en toi dans ces moments-là. Au sein de l’essentiel, il n’y a pas de cause à rechercher, même si bien sûr celle-ci peut exister, peut avoir de nombreuses explications, de nombreuses justifications. Comme tu le perçois peut-être, quelle que soit l’intensité de ces tristesses, de ces moments-là, ils ne représentent rien face aux joies même éphémères survenant, elles, en dehors de tout objet, de toute cause, et de toute fonction.

Cultive ces instants. Au moment où la joie est éprouvée et ressentie, installe-toi en elle. Dans les moments où, à l’inverse, cela est la tristesse qui apparaît et se manifeste à ta conscience, joue sur le souvenir, non pas passé mais bien présent de cette joie, qui a été pourtant vécue à un moment donné, passé, mais qui néanmoins, comme je te l’ai dit, est toujours présente, même si la tristesse prend le devant. Alors dans ce cas-là, pense, sers-toi de tes outils au sein de la personne pour ne pas nourrir la tristesse mais te remémorer la joie, et celle-ci viendra prendre la place de la tristesse. Pense au Feu, celui que je te donne maintenant et qui vient brûler ce qui n’est pas essentiel, ce qui n’est pas indispensable et ce qui n’est pas juste.

Rappelle-toi aussi qu’en ces temps particuliers éphémères de la Terre, il y a, quels que soient les moments de joie ou quelle que soit la Joie éternelle, le souvenir de ce que fut ce monde, de ce que fut ta vie, avec ses joies et ses peines. Il existe donc un deuil à réaliser concrètement sur ce qui se déroule en ce moment. Le deuil, bien sûr, n’est pas le deuil des joies mais le deuil des peines, le deuil des tristesses. Fixe-toi, en ces moments de dureté, en la douceur de ton cœur, en la douceur de la mémoire de ces moments de joie qui n’ont été qu’éphémères, et ils redeviendront éphémères puis éternels en un temps très court, dès l’instant où tu ne cherches pas à résoudre la tristesse en une cause, en une explication, en une raison, mais bien plus, dans ces moments durs, de te remémorer ce que fut la joie, afin de la faire revivre en l’instant de l’Ici et Maintenant.

Questionne.

Question : je sollicite aide et conseil pour amplifier chaque jour davantage le Feu du Cœur.

Quant à mon aide, la voici : … effusion…

… Silence…

Quant à mon conseil, le voici : dès l’instant où a été vécu, en quelque durée que ce soit, ce Feu du Cœur, quelle que soit son intensité, celui-ci ne peut jamais disparaître. Il peut effectivement osciller, se raviver et sembler s’éteindre, mais la braise, elle, ne s’éteint jamais. Alors, en ce qui te concerne, laisser grandir le Feu du Cœur consiste simplement à t’en nourrir toi-même, par ton attention et ton intention, par ton observation, et par ta capacité à disparaître de toi-même dans ces moments-là. Alors ce Feu s’installera dans la durée, dans la pérennité, et dans l’Éternité. Appuie-toi sur ce que tu es. Ne cherche pas à t’appuyer en quelque élément de la personne, en quelque raison que ce soit, constate simplement ces fluctuations, là aussi, et laisse-toi emporter dans les moments de Grâce qui aboutiront, sois-en assuré, à l’état de Grâce et à la béatitude.

L’apprentissage de la béatitude nécessite en quelque sorte une forme de désaccoutumance de ce qui constitue l’éphémère, de ce qui constitue les habitudes de l’incarnation, les habitudes de la matière, et surtout les conséquences directes de l’enfermement.

Ce que j’ai dit précédemment s’applique tout autant à toi. Vois-y l’inspiration et la créativité car c’est au sein de cela, quand tu disparais de toi-même – comme ce fut le cas lors de mon écoute –, que le cœur s’éveille, que le cœur s’enflamme et maintient sa flamme. Profite de ces moments qui te sont accordés pour nourrir cette flamme, pour l’alimenter, simplement en étant douceur avec toi-même, en étant tolérance avec toi-même. En te conduisant ainsi, tu arriveras à l’Amour inconditionné de toi-même, non pas au travers de ta forme, non pas au travers de ton histoire, mais là aussi, au travers de ton essence.

Voici la réponse du Feu, pour chacun de toi : … effusion…

… Silence…

Questionne.

Question : vos interventions m’ont fait traverser la peur de mourir à moi-même puis une forme de disparition. Le mental étant toujours présent, et afin de vivre le Feu du Cœur, comment aller plus vers le Silence puisque le mental est toujours là, et disparaître totalement à moi-même dans ce Feu d’Amour ?

Bien-aimé, en vérité il n’y a rien à faire, cela est déjà là. C’est cela qui doit être ramené à la conscience : la certitude, non pas en tant que croyance mais en tant qu’Évidence, que ce Feu du cœur a toujours été là. Le mental, comme tu le dis, en l’état actuel de ta conscience comme de la conscience collective de la Terre, ne peut refréner quoi que ce soit par rapport à ce Feu. C’est simplement le fait de te détourner de lui qui semble le faire atténuer. N’oublie pas non plus qu’il ne peut y avoir de quête, qu’il ne peut y avoir autre chose qu’une intention, absolue, vers cela. Ne pense pas à tes peurs, ne pense pas à tes doutes, ils ne sont pas toi. Ils ne sont que la manifestation de ton propre éphémère qui ne veut pas s’effacer, quoi que tu dises et quoi que tu fasses.

Alors nourris par le Feu du Cœur, quand celui-ci est là, ce qui t’effleure par moments. N’oublie pas non plus que l’Intelligence de la Lumière trouve en toi, en cette période de Face-à-Face ultime, le chemin le plus direct et le plus court vers ton Éternité, que tu crois pouvoir trouver ou chercher. Car cela est déjà là, tu n’as pas à le retrouver, tu n’as pas à le chercher, tu as juste à lâcher ce qui se manifeste au sein de ta conscience, car tes doutes et tes peurs ne t’appartiennent pas en propre. Ils ne sont pas tiens, ils sont simplement présents, en certains moments, en certaines résistances sur lesquelles tu n’as pas de moyens d’action directs, si ce n’est de te pencher uniquement, là aussi, sur la douceur.

Ne cherche pas à disparaître car en le cherchant, cela s’éloigne de toi aussi sûrement que celui qui refuse la Lumière. Contente-toi alors de t’appuyer sur ton souffle, en inspirant et en expirant de manière profonde, dans les moments de doute et de peur, afin de libérer le cœur de ce qui l’enserre. Fais descendre le souffle au niveau de ce qui est nommé le «hara », dans ton ventre. Dans ces moments-là, le cœur trouvera sa voie d’expression par lui-même et en lui-même, sans interrogations, sans peurs, et là aussi sans doutes, et le mental s’effacera, dans ces moments-là, de lui-même. Laisse-toi absorber dans le Feu, dans les moments, par contre, où il est présent.

Ne cherche pas, lors des moments où la dureté se représente, à la résoudre. Laisse-toi traverser et dirige le souffle vers le bas de ton corps. À ce moment-là tu constateras que la vibration du Feu est re-née en toi, partant depuis certaines Portes et convergeant vers ton cœur, te retournant alors et te faisant passer au sein de ta conscience d’Éternité en ton essence. Penche-toi par l’intention de la conscience sur les Portes nommées Attraction/Vision successivement, et ensuite sur les Portes AL et Unité afin de favoriser l’ultime passage – définitif – de la Porte Étroite OD.

Il n’y a pas de culpabilité, ni même de responsabilité, car dès l’instant où il y a culpabilité ou sentiment de responsabilité – au même titre que dans la quête de ce que tu souhaites –, tu ne fais que t’éloigner de ce que tu es.

Renvoie les doutes et les peurs au niveau d’où ils sont nés, pas par la volonté, pas par la pensée, mais uniquement par ton souffle. Laisse-les s’apaiser et redescendre dans leur lieu d’élection. Le cœur alors, en son Feu, se manifestera et participera du même mouvement de descente pour venir achever la dureté, les doutes, et les peurs.

Voici la réponse du Feu : … effusion…

… Silence…

Questionne.

Question : en rêve, Anaël est venu me dire: « Que fais-tu ? Nous sommes déjà dans les cartons et prêts à partir. Qu’attends-tu ? ». Au réveil, j’ai été prise de panique car je ne me sentais pas prête.

Bien-aimée, aucune personne ne sera jamais prête à la fin de la personne, Libéré Vivant ou pas. Abandonne donc la prétention d’avoir encore une distance à parcourir pour être prêt : tu as toujours été prête, quels que soient tes chemins, quelles que soient tes vibrations. Ne pas être prêt est une croyance, être prêt est une vérité. Il n’y a pas d’autre alternative.

Cela t’invite aussi à accueillir ce que t’a dit l’Archange sans remords, sans culpabilité, et encore moins avec le sentiment ou la croyance de ne pas être prête. La joie, au moment de l’Appel de Marie, sera telle qu’il ne pourra y avoir le moindre doute sur la légèreté de ce qu’il se produit. Il ne s’agit pas d’attachements, il s’agit simplement de croyances, rien de plus, et là aussi d’un manque d’Amour inconditionné envers ton essence. Il n’y a rien à croire, il y a juste à acquiescer. Il n’y a rien à lâcher, juste être la Vérité. La distance n’existe que pour la personne. Pour ce que tu es, il n’y a jamais eu la moindre distance.

Comme il te l’a dit, il n’y a rien à préparer puisque tout est déjà prêt. Les cartons et les bagages sont prêts. Il n’y a ni retard ni avance, il y a la juste horloge des temps derniers, pour chacun.

La personne dira toujours qu’elle n’est pas prête parce que le doute fait partie de la personne. Il a besoin de s’appuyer, ce doute, né au sein de la personne, sur l’éphémère et sur la probabilité, alors qu’être prêt est une certitude et une vérité absolue qui n’a que faire du moindre doute.

La personne en elle-même n’a rien à préparer. Ce qui a été préparatoire est l’intégration de la Lumière au travers de tout ce qui a été vécu durant de nombreuses années. Le reste n’est que chimère et là aussi croyance, induite par le doute et par la personne elle-même. Change là aussi de regard, change de perspective, et tu observeras en définitive que tu as toujours été prête, même si tes cartons ou tes bagages ne sont pas prêts, ce qui, bien évidemment, n’a aucune importance, car tu n’emportes aucun bagage ni aucun carton. Tu seras libre de tout poids, comme chacun.

… Silence…

À chaque mort au sein de ce monde, non pas en ces temps si particuliers mais en chaque vie que vous y avez passée, rappelez-vous que vous n’emportez jamais rien. Les seuls bagages encombrants sont ceux des croyances, ceux de sentiments de ne pas avoir achevé une quelconque mission ou conduit jusqu’à son terme un rôle quel qu’il soit. Mais cela ne dure jamais car dès l’instant où la matière n’est plus là, tu retrouves au sein même de ton âme, une légèreté, même si ce n’est pas la Liberté. Aujourd’hui, en l’Appel de Marie, l’âme ne peut interférer. Elle sera neutralisée pour laisser la puissance de l’Esprit agir en ce qui est nécessaire.

Alors ne te préoccupe pas d’un quelconque bagage ou d’un quelconque carton. Sois vraie. Vis l’instant le plus possible que cela t’est accordé, au-delà des obligations, au-delà des responsabilités. Profite de chaque moment de liberté de la personne pour être libre en essence et en vérité. C’est comme ça que le Face-à-Face se termine, de façon inexorable et inéluctable, que cela soit en ces jours ou que cela soit au moment précis de l’Appel de Marie.

Quand le Chœur des Anges au travers des Trompettes, quand les Cavaliers de l’Apocalypse se manifestent, il ne reste rien à quoi se raccrocher. Il reste juste à vivre l’essentiel, que cela soit dans la perpétuation de ce corps pour un temps limité, ou que cela soit dans l’abandon de ce corps.

Voilà ma réponse qui, je te le rappelle est ta réponse : … effusion…

… Silence…

Questionne.

Question : ma personne a envie de profiter jusqu’au bout de la récréation en 3ème dimension, et se réjouit de participer à un spectacle peu fréquent. Y a-t-il de l’égoïsme là-dedans ?

Bien-aimé, il y a totale liberté de ta conscience. Cela ne veut pas dire qu’il y a attachement à ta personne, cela veut dire simplement qu’il n’y a pas d’expérience vécue de ce qui est au-delà du voile au sein de l’Éternité, que cela soit l’Ultime Présence ou l’Absolu. Sinon aucun mot de cette sorte ne pourrait sortir de ta personne. Il y a juste méconnaissance et non-vécu de la félicité éternelle qui t’attend. Alors il n’y a pas d’égoïsme, il y a juste ce que j’ai nommé méconnaissance de quelque chose qui n’a pas encore été expérimenté.

Celui qui expérimente et s’installe au-delà de tout état, même au sein de l’Infinie Présence et aujourd’hui du Soi, et a fortiori de façon encore plus évidente en l’Absolu, est. À ce moment-là, plus rien ne peut empêcher la vie de s’écouler, que cela soit la jouissance de la personne en quelque secteur que ce soit. Il n’y a donc ni culpabilité ni résistance, je te le redis une troisième fois, simplement un élément qui n’a pas été encore vécu. Alors contente-toi de vivre comme tu le fais, avec jouissance, de ce que t’offre la vie en ce monde.

N’hésite pas. Il n’y a ni culpabilité à avoir, il y a simplement quelque chose qui n’est pas encore vécu. Mais en la loi de Grâce et en la loi de l’Intelligence de la Lumière, il n’y a jamais d’erreur, et si tu en es là, c’est peut-être parce que ton cœur te permet justement de vivre la jouissance de l’éphémère. Il est tout à fait possible de vivre la jouissance de l’éphémère sans y être attaché, malgré une forme d’avidité.

Alors vis, et ne te préoccupe pas d’autre chose. Sois simple et spontané. Vis ce que la vie te donne à vivre, ni plus ni moins. L’état de Grâce arrivera au moment opportun, puisque la Libération, je te le rappelle, est collective. Simplement, tu vois par toi-même si tu jouis de la vie ou si tu es attaché à la vie. L’attachement à la vie n’est pas une jouissance, c’est une lourdeur, c’est une dureté. Alors que la jouissance de la vie, même si elle est inscrite dans la personne, dès l’instant où il existe en toi une tension vers l’Absolu que tu ne perçois ni ne vis pour l’instant, cela suffit à prouver qu’il n’y a pas d’attachement, qu’il n’y a pas de résistance, mais peut-être un côté excessivement jouisseur de la matière. Cela fait partie de l’expérience libre de la conscience en quelque monde que ce soit, excepté bien sûr les mondes enfermés qui vous ont privés de reconnexion réelle et effective à l’Éternité. Mais cela est en résolution, en ces temps.

Voici ma réponse : … effusion…

… Silence…

Je te répète la phrase du Commandeur : « Aime et fais ce qu’il te plaît », car en l’Amour, même si l’expérience de l’Absolu et l’état au-delà de tout état n’est pas vécu, il y a la Grâce et la légèreté. L’attachement entraîne douleur. La jouissance de la matière n’est pas égoïsme mais incarnation complète de ton essence en ce monde. Il n’y a ni erreur, ni faute, ni erreur de positionnement, ni erreur d’observation, l’Intelligence de la Lumière te le montrera très bientôt.

La jouissance de cette matière n’est pas une possessivité mais simplement un point focal de la conscience. Il t’est d’ailleurs aisé de voir au sein de ta vie, dans son anamnèse, dans son vécu, s’il y a prédation, s’il y a possession, ou s’il y a simplement, à l’inverse, ce principe de plaisir et de jouissance qui n’exerce aucune mainmise sur quoi que ce soit.

… Silence…

Questionne.

Question : beaucoup de bébés arrivent, ressemblant à des anges. Ont-ils une utilité en ces temps ?

Les flammes et essences qui naissent en ce moment, non pas de manière exclusive mais de manière importante, sont effectivement des anges, car de là où ils étaient, ils ont vu, bien évidemment, de par la proximité de ces évènements, ce qui allait se dérouler. Alors ils sont effectivement des anges. Ils ont été avides de vivre ce moment dans la chair, parce qu’il n’y a pas de plus grand bonheur que de vivre la Libération au sein de la chair.

Voici ma réponse : … effusion…

… Silence…

Questionne.

Question : depuis plus d’un an, je dors durant la quasi-totalité de vos interventions. Est-ce à rapprocher des liens aux chevilles ?

Bien-aimée, si tu dors lors des interventions, c’est que tu disparais, au cœur de toi-même et non pas dans les autres dimensions. Là est la seule vérité et là est l’essentiel de ce qu’a à vivre ton essence et ta flamme.

Les liens aux chevilles vous empêchent de partir en un autre état mais ils n’empêchent aucunement de vivre la dissolution et la disparition.

L’aptitude à la disparition, ou à la dissolution, ou à l’endormissement si tu préfères, prouve ta finalité, qu’il n’y a plus rien à préparer, quelles que soient les duretés de ta vie, quels que soient les liens aux chevilles. Il n’y a pas de meilleur marqueur, quoi que tu en penses et quoi que tu vives ou pas, que cette disparition quand nous sommes en présence.

En l’écoute, il y a ceux qui entendent, il y a ceux qui pèsent et soupèsent les mots et s’installent dans le mental, il y a enfin ceux qui disparaissent.

Voici ma réponse : … effusion…

… Silence…

Questionne.

Question : comment dépasser les colères et les émotions qui sont réapparues depuis un an et qui me submergent ?

Bien-aimée, en vérité ce qui est réapparu, parfois avec intensité et exubérance, n’est pas ni une rechute, ni une punition, ni une régression. Il s’agit simplement de faire le deuil aussi de ces colères, de les voir pour ce qu’elles sont, pour ce qu’elles ont été. Laisse-les traverser. Là aussi, ne t’y attache pas. Quoi que tu vives et quoi que tu en sois affectée, cela n’a aucune incidence.

La colère est le Feu qui s’élève. Laisse le Feu descendre. Le Feu de l’Esprit met fin au feu vital et aux éléments d’émotions, et en particulier sur la colère. La tristesse lèse le cœur ; la colère ne lèse pas le cœur, elle lèse la personne, et cette colère est même parfois un élément venant consumer ce qu’il restait d’éphémère. Alors en quelque sorte, là non plus ne cherche pas à la dépasser mais, au contraire, vois les choses à l’inverse. Rends grâce et remercie tes colères, quelle que soit leur intensité, parce qu’elles sont là pour brûler ce qui doit être brûlé.

Ce feu de la colère n’a pas besoin de ton intervention, n’a pas besoin de ta conscience. Accepte de les vivre, fussent-elles tonitruantes. Laisse-les s’évacuer complètement. Ne retiens rien, ne refrène rien, mais pour ne pas léser l’autre, alors évacue ta colère au sein de la nature, contre un arbre, dans un vortex, et laisse-la sortir définitivement. Elle ne peut que brûler ce qu’il y a à brûler.

Voici ma réponse: … effusion…

… Silence…

Questionne.

Question : me sentant bien en moi-même, je ressens une frustration face à ceux qui s’expriment avec facilité alors que je reste souvent dans le silence. Que comprendre et quelles leçons en tirer ?

Bien-aimée, en vérité je te le dis, heureux les simples d’esprit, heureux ceux qui gardent le silence, quelle que soit la frustration, parce qu’ils demeurent tournés vers le Cœur du Cœur, quelle que soit la frustration de ne pas exprimer ou de ne pas vivre cela. Reste là où tu es, tu es à ta juste place. La frustration n’appartient pas à ton cœur mais à ton corps.

Contente-toi de demeurer ainsi. Certains expriment, d’autres non ; certains vivent, d’autres non. Il y a là simplement, malgré la frustration, un mouvement de l’énergie et de la conscience tourné vers le silence et donc vers ton Cœur du Cœur. Pense à cela, quoi que dise ton corps, quoi que dise ta tête. Celui qui demeure en silence peut être appelé un bienheureux, en tant que simple d’esprit. Le rayonnement, l’émanation de ton cœur, n’a pas besoin de mots, n’a pas besoin de l’exprimer, même si effectivement ta personne peut ressentir la frustration de ne pas échanger dans ces cas-là.

C’est une invitation de la Lumière et de son Intelligence à demeurer en cet état. Le mouvement de l’énergie et de la conscience est tourné vers le dedans. La phase d’expansion qui a été vécue depuis quelque temps sur cette terre n’était ni une obligation ni une justification, mais simplement une polarité de la conscience s’exprimant, non pas pour vous, quel qu’en soit le plaisir, mais plus pour asseoir l’installation de la Lumière et sa densification. Le silence permet une densification beaucoup plus rapide que l’émanation.

Il n’y a donc pas de meilleur sens de l’énergie et de la conscience, il y a juste un sens de la conscience et de l’énergie, de la vibration, qui est fonction d’un certain nombre d’éléments au sein de ton essence, mais aussi au sein de ta personne. L’introverti ne peut pas devenir extraverti. La Grâce de la Lumière, je te le rappelle, suit les lignes de moindre résistance, et permet simplement à la personne d’être – même frustrée – en accord avec l’essence.

Voici ma réponse: … effusion…

… Silence…

Questionne.

Question : face aux personnes qui ont besoin de beaucoup parler de leurs souffrances, je me mets dans le cœur et dans le silence, et les mots ne sortent pas, alors que celles-ci sont dans l’attente de réponses. Est-ce le passage de la gorge, de la parole au Verbe qui ne se fait pas, un blocage ?

Bien-aimée, l’accueil de la souffrance de l’autre en le silence est le service apporté à l’autre dans sa plus juste manifestation. L’écoute permet justement de faire cesser le mental, non pas le tien mais celui qui dépose la souffrance devant toi. Si cela se produit, il n’y a pas nécessité de mots, il y a juste cette nécessité d’accueil et d’écoute. Ainsi est la Grâce du cœur. Elle n’a pas besoin de s’appuyer sur les mots, sur les explications, sur un réconfort verbal, mais bien plus d’être accueillie sans condition. Le reste n’est ni ton problème en tant que personne, ni le problème de la personne qui vient déposer cette souffrance. Le travail se fait naturellement, sans effort, et spontanément.

Il n’y a pas besoin de connaissances, il n’y a pas besoin d’éloquence, il y a juste à écouter et d’accueillir l’autre sans conditions, sans restrictions, sans jugement, et surtout sans conseils. L’accueil et l’écoute traduisent la réelle capacité du cœur, et cela suffit à résoudre ce qui est à résoudre, même s’il y a insatisfaction de l’une ou l’autre des personnes au sein de cette relation. L’important n’a pas à être visible, l’important n’a pas à être verbalisé, l’important a juste à être, et l’important est effectivement plus intense au sein du silence. Le réconfort donné par le cœur frustre la personne mais éclaire le cœur. N’est-ce pas là l’essentiel ? N’est-ce pas là l’indispensable ?

Celui qui vient poser la souffrance et t’en parler, même s’il revendique une demande de solution, a surtout besoin d’évacuer cela, non pas pour te le faire porter mais uniquement pour te permettre de le transmuter dans le silence de ton cœur et de tes mots.

Voici ma réponse: … effusion…

… Silence…

Questionne.

Question : dans l’une de vos interventions, vous avez plongé dans ma gorge, cela a entraîné un tissu de mon corps qui a traversé ma gorge avec vous, provoquant une forte tension à ce niveau. Cela s’est ensuite relâché. J’étais dans un état de béatitude. Quelle en est la signification ?

Bien-aimée, la simple description de ce que tu as vécu se suffit à elle-même. Il n’y a pas d’autre explication que celle qui a été vécue. Il y a eu passage, il y a eu installation de la Lumière et manifestation de l’Amour. Que souhaiterais-tu de plus ? La validation est ton propre vécu et ta propre expérience de mon action en toi. Je te rappelle que je suis toi.

Il n’y a rien de plus à dire. Ton témoignage, ton vécu, est la plus belle des explications. Certes, elle ne peut pas satisfaire la personne, mais elle satisfait ton cœur. Ce que tu as exprimé n’est pas une question mais une réponse.

Alors voici ma réponse à ta réponse: … effusion…

… Silence…

Questionne.

Question : lorsqu’il y a une forte douleur depuis plusieurs mois, comment savoir si c’est lié au travail de la Lumière ou si c’est une cause médicale ?

En vérité, bien-aimée, et en l’absolu, peu importe. Que cela soit la Lumière ou que cela soit ce que tu appelles « problème médical » aura de toute façon la même finalité : la résolution dans le cœur. Alors, bien sûr, il est beaucoup plus agréable de vivre ce Face-à-Face sans être dérangé par une douleur, par une maladie, mais ce dérangement en lui-même n’est que le reflet, même indirect, de l’action de la Lumière.

La Lumière peut guérir. La Lumière peut aussi accompagner une souffrance ou une maladie afin de te permettre, dans ces cas-là, de dépasser cela, non pas par l’explication médicale, non pas par un acte thérapeutique qu’il faut de toute façon envisager, mais bien par ce que cela entraîne, au niveau de ce qu’il se produit, dans la capacité d’Abandon à la Lumière total. Alors cherche éventuellement, au niveau médical, à résoudre une douleur, mais ne cherche pas au niveau des résultats. L’action est toujours de l’ordre de l’installation de la Lumière.

L’être humain en incarnation sur ce monde trouvera toujours en lui la résilience nécessaire à manifester, et donc les conditions de dépassement de la douleur ou de la maladie elle-même afin que la primauté de la conscience s’établisse sur la personne.

Alors, que cela soit la Lumière ou que cela soit médical appelle à deux comportements : chercher, au niveau matériel, et abandonner, au niveau de la conscience. Les deux vont de pair le plus souvent. Il n’y a ni contradiction ni opposition, il y a simultanéité de la démarche.

Toute douleur, même si elle a été étiquetée résistance, karma, ou faute, n’est rien par rapport à ce que tu es, mais représente quelque chose qui serait un atout majeur pour éprouver ton cœur. Mais il convient de mettre fin à la souffrance de la personne, que cela soit par la Lumière ou par la thérapie.

Mais je te rappelle que la thérapie la plus efficace en ce qui concerne la personne deviendra de plus en plus souvent la Lumière, dépourvue de logique humaine, d’interprétation humaine, ou de causalité humaine. Cela vous est ouvert en grand. Le Commandeur des Anciens vous avait parlé de la possibilité d’autoguérison. Aujourd’hui, cette autoguérison agit d’elle-même, même s’il y a persistance d’un élément douloureux, auquel cas il convient alors de s’adresser à qui de droit pour résoudre le problème au sein de la personne et de ce corps de chair. Mais rappelle-toi qu’en définitive, toute atteinte à l’intégrité de la personne n’est qu’une révélation de la Lumière en puissance.

Il y a parfois effectivement un décalage, une latence. Alors si cela te gêne, au sein de ta conscience, au sein de ton cœur, renseigne-toi sur la causalité corporelle directe de ce qui se déroule, mais garde présent à l’esprit que ce n’est que la Lumière qui te montre cela et qui, en définitive, te conduit au dépassement lui-même.

Voici ma réponse: … effusion…

… Silence…

Questionne, s’il en est encore temps.

Question : que faire devant des troubles du sommeil qui ont tendance à s’accroître au fur et à mesure que la Lumière s’intensifie, et qui résistent à tous les traitements ?

Bien-aimé, en vérité, certaines flammes vivent leur disparition ; pour d’autres flammes, la personne demeure. Il ne s’agit ni de résistances ni d’opposition à la Lumière, bien au contraire. Mais dans ce cas-là, la Lumière te demande quoi ? De ne pas penser à ton sommeil, de veiller et de prier, car il arrive comme un voleur dans la nuit. Ainsi, dans ta fonction, même au sein de cette personne que tu es encore, il existe la nécessité d’utiliser ce temps – où, comme tu le dis toi-même, rien ne procure le sommeil –, pour se servir de cela pour veiller et prier, dans le Silence de ton cœur, dans le silence de ta nuit, dans les affres de l’insomnie. Car tu nourriras à ce moment-là, non pas une cible connue, mais l’ensemble de l’humanité. C’est peut-être, et certainement, en vérité, ce que te propose la Lumière, de veiller et de prier.

Si tu veilles et tu pries, il n’y aura ni fatigue ni répercussion de ce que la personne appelle un manque de sommeil. Comme tu le dis toi-même, plus la Lumière s’installe, moins tu dors. La disparition au sein du sommeil, ou la dissolution, peut aussi se manifester de cette façon, par la persistance de l’éveil, appelant à une action au sein de l’éveil, non pas pour trouver le sommeil mais pour diffuser, par la prière, par la conscience elle-même, ce qui est nécessaire. Non pas pour toi mais par l’orientation même de ta vie, dans le sens du service à l’autre et de l’aide apportée à l’autre.

Alors, si tu le veux bien, ne cherche pas à lutter, à t’opposer à cela, ne cherche pas une cause, mais profite de cet état particulier d’insomnie, et même s’il y a fatigue, appuie-toi sur la fatigue de la personne pour manifester ton cœur. Alors veille et prie, car le temps est venu, le voleur dans la nuit arrive.

Voici ma réponse… Et voici le Feu de ma bénédiction et de mon Amour: … effusion…

… Silence…

Je scelle en ton cœur le don de la Grâce, non pas pour le garder mais bien pour l’installer. Je salue ta flamme, je salue ton éternité, je salue ta personne, dans le même élan et dans la même Lumière.

… Silence…

Au revoir. Je reste à toujours présent parce que je suis toi.

… Silence…

Je rends grâce et je te remercie.

Tu es celui que je suis, je suis celui que tu es, car entre « je » et « tu », il n’y a rien d’autre qu’une convention et qu’une forme.

Source: http://www.lestransformations.wordpress.com

Partagé par: http://www.etresenevolution.com