RENCONTRES JUIN 2016 / L’IMPERSONNEL « UN-personnel » / partie 3 / Q. – R. 6e de 6

RENCONTRES JUIN 2016

Partie  3

L’IMPERSONNEL « UN-personnel »

Questions  /  Réponses

6e  de  6

 

En ton cœur je suis posé et je t’écoute parler.

Question : je suis très découragé car je sens en vos paroles une exigence à laquelle je ne peux pas répondre, à savoir devenir des Christ. Il n’y en a eu qu’un jusqu’à présent, comment le devenir nous-mêmes ?

Mon frère, il ne manque rien, tout est déjà là. Même sans le voir, même sans l’accepter, il te faut te dépouiller. Cela n’est pas un effort, et cela ne sera jamais un effort. Maintenant, en parlant du Christ, tu parles du Christ historique. Il l’avait dit : « Ce que je fais, vous le ferez, et de bien plus grandes encore ». Cela n’est pas un effort. Cela sera impossible pour la personne, car il n’y a que dans la disparition ou en le sacrifice de la personne que le Christ est révélé.

La Vie est Amour, la tienne comme toute vie, ici-bas comme au plus haut des cieux. L’Amour, n’oublie pas, n’est pas une quête, c’est une reddition sans condition à ce que tu es. Il te faut changer, non pas de point de vue puisque cela te semble ardu, mais bien plus changer de perspective dans un premier temps, c’est-à-dire te suggérer à toi-même que cela est évident. Quoi que tu en dises et quoi que tu en regimbes, ce n’est pas important.

N’oublie pas non plus qu’à la fin de l’histoire, de toute histoire, chacun de toi est libéré. Il y a juste une forme d’ajustement à réaliser. Cet ajustement ne se réalise pas par la volonté ni par une décision personnelle. Je dirais même que plus cela te semble dur, plus tu touches le but. Quand il n’y a rien à percevoir, quand il y a l’impression qu’il y a une distance incommensurable, alors ton désespoir, ton découragement, te conduira à lâcher, le moment venu, à l’Appel de Marie.

Ne cherche pas, ne fait pas d’effort. Il n’y a rien à gravir, rien à conquérir, il y a juste, comme je l’ai dit et comme cela a été répété à d’innombrables reprises, à s’abandonner. La Grâce est omniprésente. La Lumière adamantine, que tu la perçoives en ses vibrations, en tes Portes, en tes Couronnes ou que tu ne ressentes rien de cela, ne change rien à la réalité de l’Amour.

Alors en ton cas personnel, ne cherche plus, aime, et ce qui revient au même, vis. Changement de perspective ne veut pas dire changer de point de vue, si tu t’en sens incapable, mais accepte déjà cette vérité, non pas comme une croyance, comme je l’ai dit, mais bien comme un possible qui ne demande qu’à apparaître au seuil de ta conscience. Jamais la conscience ne rebondit plus haut que sur le point le plus bas qu’elle a touché. C’est dans le désespoir, et non pas seulement le découragement, que la Grâce de Marie officie.

Jusqu’à présent – et cela a été dit – quoi que vous ayez vécu, vous avez été ancreurs et semeurs de Lumière. Quelle qu’ait été votre personne, quelles qu’aient été les zones d’ombre, cela n’a pas empêché la Lumière de te pénétrer, de te traverser, et d’officier pour la Libération de la Terre. Heureux les simples d’esprit à nouveau, car le Royaume des Cieux leur appartient. Alors être simple, c’est justement ne plus s’occuper de ce qui doute. Abandonner la quête, abandonner la recherche est certainement l’élément le plus dur, effectivement, à réaliser, parce que la personne ne peut pas saisir, ni se saisir de ce qu’est l’Abandon à la Lumière. Il faut accepter encore une fois, de tout perdre : « Père, je remets ma volonté entre tes mains. ». Redevenir le plus petit ne veut pas dire s’effacer de la vie, ni même s’effacer devant ce que tu considères comme l’autre, mais s’oublier soi-même. L’Amour est déjà là, il a toujours été là, et je dirais que les circonstances de la terre aujourd’hui sont celles qui sont les plus adéquates pour réaliser cela.

Ne nourris pas ce qui n’a plus à être nourri : les doutes, l’incertitude, la recherche et la quête. Place-toi autant que possible dans l’activité présente, quelle qu’elle soit. Que cela soit ton jardin, que cela soit des peintures, que cela soit même d’être absorbé dans quelque chose qui n’a rien à voir à la Lumière, permet à la Lumière d’œuvrer en toi indépendamment de toi. Et là, tu retrouveras ce que tu es, dans l’Instant Présent.

La Libération collective est un fait acquis qui est en cours d’actualisation et de terminaison même, d’achèvement si tu préfères.

Si cela te semble ardu, alors il y a encore plus simple. Exerce envers toi-même une tension extrême envers la Lumière. Ne cherche pas à la définir, ne cherche pas à la voir, ne cherche pas à l’interpréter ni même à la ressentir, mais que ton éphémère se tende sans limite vers la Lumière que tu ne connais pas. Deviens à ce moment-là obsédé par la Lumière. Non pas dans le sens de la chercher, non pas dans le sens d’un mouvement, mais comme une intention qui resterait secrète en l’intimité de ta personne ; et l’intimité de ton cœur se révèlera. Parce que là, tu te prouveras à toi-même ainsi qu’à la Lumière – qui n’a pas besoin de preuves – que tu ne cherches rien à saisir, rien à t’approprier, rien à démontrer, mais juste que tu tends vers ce que tu es, même si tu n’en perçois rien.

Si le mot « Amour » te dérange, par manque d’amour de toi-même, alors pense «Lumière» – rien d’autre –, et que cette pensée chasse toutes les autres pensées. En chaque circonstance de ta vie, en chaque interrogation sur quoi que ce soit, même concernant ce monde, tends-toi vers la Lumière. Parce que l’Amour, quand tu emploies ce mot en étant conditionné, en étant dans la peur et le déficit d’amour de toi-même, bien évidemment la seule référence est cet amour conditionné et ce manque d’amour qui va t’empêcher de trouver l’Amour véritable. Alors emploie ce genre de stratégie qui sera payante.

Ou alors repose-toi et attends avec foi, de la foi la plus pure, l’Appel de Marie. N’en fais pas une croyance, n’en fais pas une date à rechercher là non plus, mais fais-en une évidence qui est déjà inscrite en toi. Parce que cette évidence de l’Appel de Marie correspond au dévoilement de l’Appel de Marie, au dévoilement de Marie elle-même, qui comme cela a été dit, est déjà en vous bien sûr, et au plus intime de chaque chair, de chacun de toi, dans ce qui est nommé l’ADN. Cela suffit, il n’y a pas à se torturer, il y a juste à se tendre. Cette tension extrême, qui peut accompagner effectivement le désespoir et le découragement, implique nécessairement et automatiquement, de par ta structure éphémère, la résilience et la capacité à vivre cela.

Alors je ne peux pas te proposer, bien sûr, de descendre de plus en plus dans le découragement ou le désespoir, mais de t’appuyer justement sur ce découragement, ce désespoir, qui ne fait que traduire ce que je t’ai dit : le manque d’amour de toi-même. Alors à ce moment-là, te tendant vers la Lumière, tu constateras très rapidement que ce désespoir lui-même est une force sur laquelle peut s’appuyer l’Amour, mais pas toi.

… Silence…

L’Amour sans condition ne met aucune condition à son apparition. C’est toi qui mets les conditions en le sens que tu voudrais en avoir la preuve et t’en saisir, or l’Amour ne peut pas être une preuve, tu ne peux pas t’en saisir. Seule la personne peut se saisir elle-même, dans l’effroi, le désespoir et le découragement ou la maladie, mais l’Amour ne peut être réfréné d’aucune façon.

L’Amour, inconditionné, sera toujours inconnu pour la personne. C’est bien pour ça qu’il y a eu tant de confusions et tant d’appropriations de la notion d’Amour. L’Amour ne peut pas faire partie de ta personne, il est inscrit en cette chair, en ton Temple. Alors simplement, remplace « Amour » par « Lumière ». Non pas la lumière que tu vois, aussi bien les yeux ouverts que fermés, mais la Lumière que tu ne connais pas. Accepte que tu ne le connaisses pas, et tends toi vers ce que tu ne connais pas. Il n’y a pas de direction à prendre ou un chemin à prendre, c’est une attitude intérieure où la Lumière doit être partout dans ton mental, en chaque pensée, en chaque émotion, en chaque souffrance du corps, en chaque désespoir aussi.

Ose. Ose être cela. Ne te préoccupe de rien d’autre. Vis ta vie en ses épreuves et en ses joies, accepte tout ce que la Vie te propose, même si cela te semble injuste, même si cela te semble très difficile. Réponds à ce que la Vie te demande mais en même temps, et surtout au préalable, tends-toi vers la Lumière, de toute ta conscience, de tout ton corps, de toutes tes pensées et émotions.

Mais rappelle-toi que c’est toujours la peur ou l’Amour. Et l’insuffisance d’amour de soi, quelles qu’en soient les raisons, les causes, les circonstances, t’empêche par lui-même de trouver l’Inconditionné. De par l’expérience de tes vies, de l’emplacement de ta conscience, cela pour le moment ne t’est pas accessible, mais ce n’est qu’un instant. La promesse de la Résurrection comme de la Libération est acquise. Regarde autour de toi, regarde ce qui se passe sur terre. Regarde tout ce que tu peux regarder. Même si effectivement cela ne te concerne pas en tant que personne, mais tout ce que tu observes à l’extérieur est aussi en toi, je te le rappelle. Les guerres, le manque, elles correspondent à toutes les personnes de la terre parce qu’il n’y a pas d’issue dans la personne.

Alors si tu veux que ton âme se retourne d’elle-même vers l’Esprit, fais ce que tu as à faire. Ne tiens à rien, ne cherche rien, obéis à ce que la Lumière te demande de faire, abandonne-toi à elle, même si tu ne sais pas ce que c’est. Au-delà de la foi, il y a la confiance que tu ne peux pas exprimer envers toi-même du fait des blessures, ni envers l’autre du fait de tes doutes, et cela suffit à te figer dans l’amour conditionné et ses limites d’expression. Alors change de registre, joue une autre partition. N’envisage même pas la Liberté ou la Libération, seulement la Lumière, pas celle que tu vois, pas celle que tu vois là quand tu médites mais la Lumière que tu ne connais pas. Ne cherche pas à la connaître, ne cherche pas à savoir où elle est, mais tends-toi vers elle, vers ce concept uniquement, en chaque circonstance et en chaque occasion de ta vie.

… Silence…

Comme tu l’as dit toi-même, en ton questionnement, tu savais pertinemment ce que j’allais te répondre. Mais il faut que tu t’entendes aussi toi-même dans cette réponse, alors laisse-moi me placer en ton cœur et entends ta propre réponse qui est la même que la mienne, car tu ne peux en avoir d’autre. Il n’y a pas de choix, si ce n’est au sein de la personne.

La vraie Liberté ne dépendra jamais de quelques connaissances, car quand bien même tu parlerais la langue des anges et la langue des hommes, s’il te manque l’Amour, tu n’y gagnes rien. Car quand bien même tu aurais la connaissance de tous les Mystères, quand bien même ta foi soulèverait les montagnes, si tu n’as pas l’Amour, tu n’y gagnes rien. À toi de voir. Que poursuis-tu ? Que veux-tu réparer au sein de la personne ?

Veux-tu être une cymbale retentissante qui s’agite pour rien ? Ou veux-tu être autre chose que tu ne connais pas, et dont l’effet sera de te remplir de Grâce, de te remplir de pardon vis-à-vis de toi-même et à tous ceux qui t’ont offensé, et à tous ceux que tu as offensés. Cela est un jeu, il n’y a rien de sérieux là-dedans. L’Amour n’est pas sérieux. Comment pourrait-il l’être ? Le sérieux est le propre de l’homme, en sa logique, en sa raison, en sa vie à la surface de ce monde. Mais l’Amour n’a que faire de tout ça.

Ne mets plus de distance, ne mets plus de doutes. Alors, mettre fin aux doutes, c’est surtout ne pas se remémorer ce qui te fait douter justement, alors parle de Lumière, parce que là tu ne peux pas douter. Comment peux-tu douter de ce que tu ne connais pas ? Comment peux-tu douter de ce que tu n’as pas expérimenté ou vécu ? Tu te fermes toi-même les portes au neuf, à l’inconnu, à la joie, et à ce que tu es.

… Silence… …

Parle…

Question : venez-vous de dire qu’avant que ce monde ne disparaisse, nous pourrons faire comme le Christ et mieux encore ?

Mon frère, chacun de toi avez pu voir l’effet de la Lumière que vous avez essaimée et ancrée, même si vous n’étiez pas encore des Christ. C’est déjà bien plus grand que ce qu’a fait le Christ. La Libération est acquise. Ne te préoccupe pas de savoir quels seront tes dons, parce que déjà tu t’éloignes de l’Amour.

Ne te préoccupe pas de ce qui n’est pas l’Amour. Ceci correspond au Serment et à la Promesse, te rendant à ce que tu es, cela a été annoncé. Certains d’entre vous l’ont vécu par la libération de l’Onde de Vie ou par le sacrifice, d’autres se sont installés dans le Soi, et d’autres n’en vivent encore rien. Et tout ce sentiment d’attente, d’espérance, de projection en un événement collectif, a permis de faire grandir à toi et en toi l’évidence de ce qui se produit maintenant. Le but n’était pas de vous placer dans l’espérance ou dans l’attente mais de vous tendre vers, quelles que soient les peurs, quels que soient les ennemis, quelles que soient les colères.

L’Impersonnel sait où tu vas, depuis le début, bien avant que tu poses les pieds sur cette terre, mais nous avons respecté la liberté de chacun de toi. Il ne peut en être autrement pour la Lumière. C’est comme l’enfant que l’on gronde et à qui on dit de ne pas faire cela ; tant qu’il ne l’a pas fait, il ne sera pas satisfait. Ainsi je réponds à ton autre question. La Lumière ne peut que te laisser libre, quels que soient tes choix. Quel que soit ce que tu as détruit en toi ou autour de toi, en cette vie ou en des vies bien plus lointaines, quelle importance, pour l’Amour, pour la Liberté ? Aucune. À toi de voir. À toi de t’élancer. De toute façon tu n’as plus le choix, même si tu le crois. Tu n’as d’autre choix que ton Éternité en quelque forme que ce soit, en le maintien de cette forme ou en changement de forme ; en quelque dimension que ce soit, tu ne peux qu’être libre.

… Silence…

Mais surtout n’écoute pas ce que je dis. Rentre-le en toi, laisse le s’effuser au Cœur du Cœur. Même si tu ne sais pas où c’est, laisse. Laisse être, ne retiens rien.

Ici et Maintenant…voilà ce que tu te donnes à toi-même. Il n’y a pas plus beau don de la Grâce que ce don-là. Il n’y a pas d’autre ineffable que cela, tout le reste ne représente que des succédanés, des palliatifs, des solutions de remplacement qui t’ont permis de jouer en quelque conscience que ce soit.

… Silence…

Aime, tout le reste découle de là, même tes vies passées. Et cela t’apparaîtra dans la clarté, dans la précision, dans l’évidence qu’il n’y a même pas de scène de théâtre, qu’il n’y a même pas de théâtre du tout, qu’il n’y a même pas d’observateur ni de témoin.

… Silence… …

Parle. Demande. Ose te montrer, même en la personne, l’Amour accepte tout.

… Silence…

Question : Bidi a dit à peu près ceci : « Si je ne suis rien, c’est la sagesse, si je suis tout, c’est l’Amour, et entre les deux ma vie s’écoule ». Est-ce aussi simple ?

C’est encore plus simple, beaucoup plus simple. En l’Absolu, en l’Infinie Présence, en le Cœur du Cœur, les mots sortent, expriment la justesse et la vérité. N’en vois pas seulement le sens mais bien plus ce qui va venir ébranler les certitudes de la personne.

La vie s’écoule librement. Elle se terminera quand elle se terminera, ce n’est jamais toi qui le décide – en ce monde. Tu es apparu en ce monde, obligé de réapprendre à marcher, à te déplacer, de t’obliger à la densité. Est inscrit en chacun de toi la perte de ton Essence qui est recherchée en permanence à travers l’amour de l’autre, à travers les relations, à travers les occupations, à travers les possessions. C’est simplement des erreurs de positionnement, des habitudes qui sont prises par l’éducation, par les circonstances de ce monde auxquelles chacun se conforme du mieux qu’il peut, espérant tirer son épingle du jeu. Je te rappelle qu’il n’y a pas de jeu autre que celui que tu joues, et que tout est en toi.

… Silence…

Entre le rien et le tout, il n’y a que la vie effectivement, et comme tu le sais, effectivement cette vie s’écoule et se tarit un jour, le sac de viande retourne à la terre. Et toi, as-tu le souvenir à ce moment-là ? Non pas de tes vies passées mais de ce que tu es entre deux vies ? Non, cela t’est caché, parce que si tu savais la vérité, plus jamais tu n’accepterais de t’incarner – car personne ne t’y oblige. C’est en ce sens que de vivre, en étant incarné, l’Appel de Marie, l’ouverture du Soi, la Libération, permet de ne plus être dupe de quoi que ce soit.

Si ceux qui ont vécu ces expériences les ayant fait toucher la mort apparente, savaient qu’il aurait suffi, à ce moment-là, de ne pas être arrêté par ses propres membres de la famille décédés, par les pseudo-êtres de Lumière qui t’accueillent, et si tu avais été intéressé (pour ceux qui ont vécu ça), par la Lumière qui est derrière et qu’on t’empêche de toucher, s’il n’y avait pas cette stupeur et cet émoi, liés à ce qui est vu et perçu à ce moment-là, tu serais instantanément libéré.

Ainsi que l’ont dit les grandes traditions, la façon dont tu meures, jusqu’à présent, conditionnait ton retour. Le simple fait du Serment et de la Promesse, de l’Appel de Marie, évite toute possibilité de retour, non pas pour t’en priver mais parce que tu en verras l’inutilité, la futilité, par rapport à la grandeur de ce que tu es. Il n’y a pas plus grand que toi, et il n’y a pas plus petit que toi. Là est le plus grand des mystères pour la personne.

Cette mort, la fin de ce temps et de ce monde n’est pas votre fin. Elle est votre résurrection et votre renaissance en votre liberté. Le jugement nommé le Jugement dernier n’est pas un jugement, il est avant tout l’expression de ta liberté. Libre à toi, mais je doute fort que celui qui vit l’Appel de Marie, qui vit le Soi, qui vit l’Absolu, je doute fort qu’il ait envie de se retrouver en cette prison, en ce corps de chair, parce que quoi que tu dises, même si la Vie est omniprésente et même dans ce corps de chair, pour celui qui en est sorti et qui revient à l’intérieur de ce corps, où qu’il soit sorti d’ailleurs, que cela soit en ce que vous nommiez l’astral ou en Éternité ne change rien, en revenant tu vis pertinemment la compression et le fait de rentrer dans un cadavre. Donc ce qui voit la Vie n’est pas ce sac de viande mais ta conscience, même si la Vie est présente dans chaque atome de ce corps. Saisis-tu la différence ?

… Silence…

Chacun de toi se retrouve, parce que je ne fais que parler de toi, non pas en ta personne mais en ton intimité. Quels que soient les mots, quels que soient les synonymes, ça n’a aucune importance, cela va bien au-delà du sens. Je suis en quelque sorte ton cœur qui te réconforte toi-même. Je suis la réponse audible de ton cœur qui n’est pas obstrué par quoi que ce soit. Je suis la Liberté qui parle en toi.

… Silence…

Et d’ailleurs tu le sais bien. Qui parle ? Est-ce celui qui émet les mots ? Est-ce celui qui les écoute ou les entend ? Pourtant ces mots sont bien ici, puisqu’ailleurs il n’y a pas besoin de mots. Tout est dans l’instantanéité, tout est dans l’intention de la conscience elle-même. Les mots ne sont que travestissements. Alors bien sûr, il y a Verbe, mais ce Verbe ne t’est pas audible au travers des mots ; il s’appuie sur ces mots, quels que soient les mots…

… Silence…

… qui résonnent en ton intime.

Quoi que tu en vives ou quoi que tu puisses en dire ou en juger, tu ne peux qu’accepter l’évidence car ce qui s’exprime n’a ni début ni fin, ni légende personnelle, ni vie, ni incarnation, ni dimension, ni Source, ni Absolu. Rien de tout cela. Ce qui en fait une certaine forme d’efficacité parce que ne dépendant d’aucune histoire, d’aucun concept, d’aucune forme, d’aucune recherche, et d’aucun temps, et pourtant tout y est. Et comme tu ne peux pas me personnaliser, cela te dépersonnalise aussi, non pas pour t’emmener ailleurs qu’à toi.

Que cela ne t’apparaisse pas ou que cela t’apparaisse, cela ne change rien à la réalité de ce qui se produit. Parce qu’aucune conscience au sein d’une forme ne peut s’opposer ou contredire. Bien sûr tu peux regimber, tu peux ne pas être d’accord, mais cela ne change rien. Ce qui est dit est dit, et l’important n’est pas ce qui est dit mais les résultats. Et même si tu dis qu’il n’y a pas de résultat, même si tu dis qu’il y a plus de confusion, ça n’a aucune importance. Parce que quand l’Amour coule librement, il ne peut jamais s’éteindre et il laisse une marque qui est indélébile, au même titre que le Serment et la Promesse, au même titre que la reconnaissance de Marie en tant que Mère de chaque chair et de chaque conscience, en tout cas en manifestation à la surface de votre monde.

… Silence… …

Parle. Parle pendant que tu le peux.

… Silence…

Question : vous dites que ce qui se passe à l’extérieur se passe aussi à l’intérieur, or je ne ressens pas l’agitation actuelle du monde, catastrophes naturelles etc., à l’intérieur. Y a-t-il un problème ?

Bien au contraire, la catastrophe est acceptée. Quelle est la catastrophe ? La disparition de la matière telle que vous l’entendez, chacun de toi. Il n’y a donc pas de problème, bien au contraire. La dissolution se passe sans encombre pour celui qui acquiesce, elle est plus difficile pour celui qui n’acquiesce pas. Si tu ne l’éprouves pas, si tu as l’impression de ne pas le ressentir, cela se déroule de la même façon. Pourquoi veux-tu en vivre les douleurs si tu as toi-même acquiescé à ton propre accouchement ? Mais tout ce que vous voyez se déroule à l’intérieur de vous.

Toutes les barrières tombent. L’organisation même de l’éphémère au niveau sociétal, au niveau collectif, n’a plus de raison d’être parce que tout le monde sait – et quand je dis tout le monde, je parle de la conscience collective – que tout est truqué, même dans l’aspect sociétal, que tout est faussé. Cela se voit sous vos yeux, au même titre que ce corps n’est pas vrai. Alors pourquoi veux-tu que ça se passe mal ? Ce qui est vu à l’extérieur se produit à l’intérieur, mais comme tu le dis si bien, en toi ça ne fait pas de bruit. Ce qui ne veut pas dire que cela ne se produit pas. Ça veut dire simplement que soit cela s’est déjà produit, soit cela se produit en ce moment même en l’Amour, et l’Amour efface tout le reste, comme je l’ai dit – de même que l’Amour effacera aussi tout le reste à la surface de ce monde.

La vie au sein de l’illusion, en ce qui est nommé monde enfermé ou falsifié, n’est rendue possible que parce que vous avez donné votre plein accord et vos propres pouvoirs, ne serait-ce qu’à la société, ne serait-ce qu’à celui qui vous enseigne, ne serait-ce qu’à vos parents, ne serait-ce qu’à vos impôts. C’est un accord tacite. En ce monde, ni votre nom, ni votre prénom ne vous appartient, ils appartiennent au collectif de l’humanité en sa falsification. Vous ne faites que passer et vous êtes piégés en passant. Donc ne t’étonne pas si le chaos du monde ne se vit pas en toi. Il a déjà été vécu, ou alors il n’a pas besoin d’y être parce que le cœur a pris toute la place. Il ne s’agit pas d’égoïsme, il ne s’agit pas d’égocentrisme. Rappelle-toi qu’il y a cinq étapes dans le processus de la dissolution, en le Choc de l’humanité. Celui qui a acquiescé n’a plus besoin d’ergoter, de négocier, ou de preuves. Il rentre au contraire encore plus intimement dans son cœur et dans l’évidence de la fluidité de la Lumière et de l’Unité.

Alors tout est juste. La perte ne concerne que l’éphémère. Dès l’instant où ton Éternité s’est révélée, de quelque manière que ce soit, il n’y a bien évidement pas de perte mais bien plus des retrouvailles, et l’Amour alors est sur le devant de la scène, que tu le perçoives en vibration au travers des Couronnes ou pas, d’ailleurs.

Redevenant comme un enfant, quelle que soit la souffrance, passée, présente, ou à venir, elle n’est rien. L’Amour ne peut jamais perdre, si ce n’est dans l’apparence et dans l’illusion du temps, mais ce n’est jamais que temporaire en la linéarité du temps. En l’Absolu, en l’Ultime Présence comme dans le Soi, établi, il n’y a que l’Amour et rien d’autre.

Dès l’instant où il n’y a plus résistance ou opposition, il n’y a plus de friction entre le feu vital et le Feu Vibral, alors le Feu Igné restaure la Paix, restaure la Vérité. Alors le chaos, tu ne peux que le voir, et effectivement dans ces cas-là, tu n’as rien à en vivre intérieurement, même si c’est présent en toi, parce que le cœur a pris toute la place ou est en voie de la prendre.

… Silence… …

Parle…

Nous n’avons plus de questions, nous vous remercions pour ces cinq journées de votre Présence.

Là maintenant est le Silence.

… Silence…

À toujours en l’Amour, en chacun de toi.

… Silence…

À l’Amour et en l’Amour, en chacun de toi.

… Silence…

 

Source: http://www.lecollectifdelun.com

Partagé par: http://www.etresenevolution.com