ENTRETIENS de PENTECÔTE (mai 2015) – Les Canas Magistrales 3 de 7 – L’ESPRIT du SOLEIL

 ENTRETIENS de PENTECÔTE (mai 2015) 

Les Canas Magistrales

3 de 7

L’ESPRIT DU SOLEIL

La Flamme de l’Éternité

 

En l’Amour et par l’Amour l’Esprit du Soleil honore nos Présences Une. Accueil de la Vérité de l’Un en le Temple de chacun, au nom de l’Amour et par l’Amour.

… Silence…

Permettez-moi d’honorer et de bénir la Flamme de votre Éternité.

… Silence…

Accueille le Feu de la Vérité en ton Temple. Accueille l’ardence du Soleil. Ouvre ce qui jamais n’aurait dû être fermé et accueille, et recueille en ton sein la Grâce de ta flamme.

Aimé de l’Amour et aimé de l’Un, ma Présence et ma radiance te soufflent d’accueillir Celui qui vient attiser la flamme de la Vérité. Dépose à ses pieds tes fardeaux et tes poids que tu peux encore ressentir et éprouver. Ne t’encombre plus de ce qui ne fait que passer car cela doit trépasser et disparaître au sein de l’Éternité. Vis la vie sans te soucier d’autre chose que de vivre ce que la Vie te donne ou te prend, parce que tu es toi-même la Vie bien plus que ce que tu reçois ou donnes. Alors donne-toi à toi-même, à l’Esprit de Vérité, au souffle du Soleil et à la braise de Christ. Accueille comme il se doit la Vérité de l’Un, ta Vérité.

Là, en ton Temple d’Éternité, il te devient possible de contempler l’espace infini de la Création. Ce qui émane de l’informe en toute forme et qui de toute forme retourne à l’informe, contenant tout et bien plus que le Grand Tout.

Dans le Silence de ton être apaisé, oublie les vacarmes du monde de tes pensées, du monde de ta personne et rentre enfin en totalité dans le monde de la vraie Vie, où rien ne peut finir, où tout est éternel jaillissement et éternel recommencement, et éternelle Création. Je t’invite donc à œuvrer aux Ateliers de la Création après avoir laissé la dissolution s’opérer. Je t’invite à ne pas lutter, à ne pas résister à ce qui est vrai, à ce qui vient laver et ôter ce qui n’est plus la Vie, élaguer et trancher ce qui ne peut pousser, ce qui retarde et ce qui freine.

Ne te préoccupe d’autre chose que ce que la Vie te dit. Découvre en toi la confiance de l’Éternité, la solidité de ce qui ne meurt jamais. Permets-toi de t’aimer au-delà de toute mesure et de toute condition et de toute limite. Permets-toi d’aimer l’ensemble de ce que la Vie te fait apparaître ou disparaître. Demeure au centre, là où rien ne peut être éteint, là où rien ne peut s’opposer.

Je t’invite donc à vivre en notre espace Un, toi qui es ici, toi qui lis. Va au-delà des mots et découvre le Verbe éternel du champ de la Création, là où le Chœur des Anges ne s’arrête jamais, célébrant chaque souffle, chaque monde et chaque dimension, chaque Source et chaque Feu.

Enfant de l’Un, accueille et recueille, dans le Silence de la densité de l’Esprit, là où tu ne peux comprendre, là où tu ne peux t’opposer, là où tu ne peux travestir l’Essence de ton Être. Toi, ami de l’Aimé, toi, aimé de l’Un, je t’invite à être pleinement ici, dès maintenant, en cet instant. Les mots qui sont dits ne sont rien car seule la résonance de ton cœur peut en comprendre l’essence, abandonnant le sens de la logique de l’éphémère. Toi qui lis, qui entends, oublie-toi et oublie-moi afin que seules restent notre union et notre communion.

Laisse fondre les résistances et les barrières pouvant encore se présenter au sein de ton éphémère. Laisse passer ce qui ne dure pas. Accueille la vibration de l’Éther Un en la Couronne du cœur et dans le Temple du Temple, là où la Vie ne tarit jamais, là où la Vie ne peut s’opposer à elle-même ni se concurrencer sous aucune forme et en aucune action. Je t’invite dans la Danse du Silence. Je t’invite à préparer ta Maison afin de finaliser ton Ascension dans les Demeures du Père.

Écoute et entends, non pas seulement ce que je te dis mais bien plus ce qui se déroule en le Temple de notre Union et de notre Communion. Pour cela, ne laisse rien d’autre que la Joie apparaître et émaner dans la permanence de l’instant présent.

Enfant de Vérité, dépose derrière toi ce que tu as passé, dépose derrière toi l’illusion de toute souffrance. Sois libre et demeure léger dans la densité de l’Esprit, dans la Présence de la Vérité. Oublie-toi afin de t’apparaître à toi-même dans la gloire de ta Résurrection, là où rien de ce qui s’est passé en ta vie et en tes vies ne peut freiner ni refreiner l’Action de Grâce que tu es.

Alors entends et écoute le Chœur des Anges se déposer en ton Temple et en chaque cellule de ce corps éphémère, et en chaque point de Lumière de ton corps d’Êtreté. Là se trouve ce qui toujours te rassasiera. Là se trouve ce qui jamais ne peut s’opposer. Retrouve-toi, repose-toi dans le souffle du Verbe, reste là où tu es car là est ta seule place, quoi que te dise ta personne, quoi que te dise ce qui résiste, quoi que te dise ce qui se manifeste. Ne cherche rien d’autre que d’être ce que tu es, et pour cela il te faut te poser, il te faut déposer tout ce qui n’est pas vrai, au sein de tes sens comme au sein de tes maux, au sein de tes blessures comme au sein de tes joies, parce que ce que tu es ne peut être blessé en aucune manière et en aucune façon. Seule l’illusion de ta propre projection t’amène à y croire et à y adhérer.

L’Esprit du Soleil te demande de ne rien croire, d’accueillir pour cela ce qui efface toute croyance, toute idée et tout éphémère. Pose-toi. Viens à moi comme je viens à toi parce que l’Esprit de Vérité te mène à Lui et donc à toi, sans aucune faille et sans aucun détour, en ligne droite où le point de départ et le point d’arrivée se confondent en la même résonance et la même intensité, car tu n’es jamais parti, car il n’y a nulle part où arriver ailleurs que là où tu es. Alors accepte le Baiser de Feu du Christ par l’Esprit du Soleil, par la résonance de ton cœur et par l’acquiescement définitif à la vérité de l’Amour.

En cela, tu te reconnaîtras en intégralité comme la Semence d’Étoile et l’Étoile que tu es, afin d’accueillir l’Étoile dans ton ciel qui vient accomplir le Serment et la Promesse. Réveille-toi. Ne t’endors plus jamais dans ce qui souffre et qui résiste. Deviens l’adepte total de la beauté de la Vérité, de ta Beauté et de ta Vérité.

Ne laisse plus jamais aucune circonstance de l’éphémère venir circonscrire le Feu de ton Amour. Au contraire, nourris-le de mon Esprit, nourris-le de la quiétude, de ta certitude de sa Présence, de sa venue, car il se découvre enfin. Alors toi aussi découvre-toi, sans mots et sans pensées, sans attendre, sans attendre quoi que ce soit d’autre que l’instant de l’Amour.

Je t’invite, toi qui entends et toi qui lis, à ne plus t’interroger sur ce qui se passe en dehors, ce qui se passe ailleurs qu’au centre du centre car là tu trouves la Paix, car là tu es rassasié, car là ne peut naître aucune autre demande que celle de demeurer en l’instant éternel de ta Présence, de la Demeure de Paix Suprême, toi et moi et chacun de nous, dans la même allégresse et dans la même pureté. Laisse fleurir les fruits de l’Amour. Que tes yeux et ta bouche ne voient jamais autre chose que l’Amour ou la résistance à l’Amour. Ne vois rien d’autre et laisse-toi prendre par la Vie.

Tout ce qui passe et tout ce qui est passé ne pourra résister à son effacement par l’Œuvre au Blanc. La Nouvelle Eucharistie œuvre déjà en toi, te donnant par moments, par instants ou de manière permanente, l’éclat de la Joie de celui qui se retrouve et se reconnaît en toute chose, en tout être, en toute situation comme en toute dimension, même là où tu es encore, apparemment.

Ne nourris rien de ce qui s’oppose à l’Amour, n’y prête même plus attention. Tu dois te tendre vers ce que tu es afin de détendre ce qui peut être encore tendu. Car la tension de l’Amour fait résonner l’Amour au plus profond de ton cœur et prend toute la place. Là est le baume véritable car il guérit sans traces et sans douleurs et sans séquelles ce que tu es. Car l’Amour ôte de tes yeux ce qui peut t’empêcher de voir le Vrai. Car l’Amour ôte de toi tout sentiment d’être limité et enfermé en ce corps ou en ces règles de ce monde.

Rappelle-toi que tu es bien plus que tout ce que tu peux croire encore. Rappelle-toi que tu es bien plus que l’apparence qui apparaît en ce monde, dans ta conscience. Accueille.

… Silence…

Ressens alors la Vie, dans son exubérance et son Silence. Ressens la Vie qui émane et coule en toute chose, en tout atome, en toute planète. Quelle que soit l’échelle, il n’y a pas de différence, il n’y a que l’Amour dans ses différentes expressions.

Je t’invite à écouter la symphonie de la Liberté, celle qui enchaîne bien plus que des mots et des sons, celle qui enchaîne et relie la Liberté éternelle et la Liberté totale, sans règles, sans lois et sans contraintes parce que la Grâce ne peut être ordonnée ni se limiter à une forme ou à une conscience. Accueille l’Esprit du Soleil venant ourler ton cœur d’une couronne d’allégresse, là où tout est Évidence et là où danse le Silence.

Je t’invite à l’Amour infini de ce qui est infini, ni même défini, parce que Libre d’instant en instant, accueillant la Vie dans la même Joie de l’allégresse de la Vérité. Pose-toi et entends-toi. Laisse-toi vivifier et ressusciter. Le Chant de l’Amour en ton cœur, ourlet de l’allégresse de l’Esprit du Soleil célébrant la Nouvelle Eucharistie ici-même, là où tu es, là où tu lis, là où tu entends. Tiens-toi tranquille. Fonds-toi en moi comme je me fonds en toi. Entends ton cœur, écoute-le car il dira toujours le Vrai et la Beauté. Car si tu m’entends, tu perçois et reçois le Christ, te reconnaissant en Lui comme il se reconnaît en toi, pour faire le miracle d’une seule chose. Ainsi est le miracle de la Vie.

Et là, au-delà des mots prononcés et reçus, entends ce qui justement ne peut être mis en mots. Ne bouge plus.

… Silence…

Veux-tu l’épouser, veux-tu être son « ami » comme l’ami de chacun ? Laisse l’évidence de ta réponse fleurir sur tes lèvres et pétiller dans ton regard quand celui-ci se portera sur les choses et les êtres de ton monde, comme de tout monde. Parce que là, au sein de l’Amour, il n’y a rien à préserver parce que ce qui consume ne brûle rien d’autre que ce qui est consumable et éphémère. L’Amour est un Feu qui consume sans fin, sans limite, et qui te rassasie et qui t’assoit en le Silence de ton Éternité.

Si tu entends au-delà de ce que je dis, alors ton cœur ne peut que bondir de retrouver l’Esprit. Toi qui es là, toi qui entends et toi qui écoutes, n’écoute que cela, non pas seulement avec tes sens, non pas seulement avec ton intellect mais bien plus dans le secret de ton Temple, là où brûle la Lumière éternelle de la Vérité que rien ne peut effacer et faire disparaître.

Quoi que tu en penses et quoi que tu en crois, éprouve-le dans le creuset de l’Amour et forge-toi non pas un avis mais forge-toi dans ta Vérité qui ne permet plus d’avis, qui ne donne plus d’idées mais est simplement l’Évidence de ce que tu es. Ne sois rien d’autre que ce cœur d’Amour qui déborde de ton Temple et qui nourrit tout ce qui se présente, par quelque sens que ce soit, par quelque interaction que ce soit. Laisse-toi aimer, car cela est à la fois ta nature, ton Essence et ta manifestation.

Ainsi est l’Ultime Appel de celle qui vient te dire : « Tu es mon enfant. Tu es celui que j’ai aimé et que j’aime comme chacun de mes enfants, fut-il le premier d’entre eux comme le fut le Christ, fut-il le dernier de celui qui résiste et s’oppose à l’Amour par l’effroi de son manque. D’un bout à l’autre tu es l’Alpha et l’Oméga. Tu es la Voie, la Vérité et la Vie dès l’instant où l’humilité, dès l’instant où tu te sens responsable de ta Vie et de tout ce qui arrive dans le champ de ta conscience. Car il n’y a rien d’autre que toi, car tu es le monde, même s’il semble se présenter à toi une distance et une séparation entre ce que tu considères être toi et l’ensemble du reste du monde. Mais l’ensemble du reste du monde n’est que d’autres facettes de toi-même, quelles qu’elles soient, les plus détestables comme les plus agréables. Rappelle-toi de cela, par la Grâce de l’Amour et de l’Esprit du Soleil. »

Aimé de l’Un et enfant de l’Un, tout cela renaît en toi, il n’y a pas de retard, il n’y a pas d’avance, il y a juste le temps qui est parfait, à chaque seconde et à chacun de tes souffles. Cela tu ne peux l’oublier dès l’instant où tu le laisses éclore car tu es avant tout la Vie, au-delà de toute forme et de toute dimension. Rentre chez toi car tu es partout chez toi, même si tu ne le vois pas.

Dans la Grâce de l’instant, dans le silence de mes mots dorénavant, nous allons nous installer dans la Béatitude éternelle de l’Instant Présent. Là où aucun mot ne peut être dit ni même entendu, où seul est vu et entendu l’Amour et la Beauté. Là, de suite, écoute le Silence, écoute le Chant de l’Amour qui dépasse tout sens. Là, de suite, toi qui lis et toi qui entends, je me tais.

… Silence…

Encore et encore.

… Silence…

Reste-là avec moi et en moi, comme je suis en toi. Ne bouge pas.

… Silence…

Ne bouge pas.

… Silence…

Ne bouge pas. Laisse la Danse du Silence affermir la Grâce. Laisse le Paraclet descendre et émerger. Laisse le Nectar du Seigneur remonter en tes pieds lavés de toute souillure. Ne retiens rien de ce qui te parcourt, laisse traverser, laisse le flux de la Vie s’établir.

… Silence…

Et là, maintenant, je scelle l’Éternité en ta Présence de Vie, au nom du Christ, au nom de la Beauté et de la Liberté.

Toi qui vis, je t’aime.

… Silence…

Je dépose en toi ma Présence.

… Silence…

L’Esprit du Soleil te salue. Je te demande simplement de rester en quiétude, après mon Silence, quelques instants.

… Silence…

À bientôt et à toujours.

… Silence…

Source: http://www.lecollectifdelun.com

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