ABBA – 2 / 22.9.2018

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ABBA –  2

22 septembre 2018

En le silence de ton cœur, Abba est là.

Et nous allons poursuivre, en le questionnement que vous voudrez bien émettre, afin de toujours plus nous rapprocher ensemble de l’indicible à vivre de cette Joie ineffable.

Bien-aimé, nous pouvons alors poursuivre là où nous nous étions arrêtés. Quels sont ce que vous voulez dire, questionner ou témoigner ? N’hésitez pas, car au-delà de votre personne et de votre histoire, n’oubliez jamais que chacune de vos histoires dites personnelles, en ce moment, trouvent en chacun de vous un écho et une résonance, permettant à l’ensemble de la présence Une d’intensifier et de déployer la Joie. Alors, je t’écoute.

Témoignage : Dans la session précédente, depuis le début, j’avais la gorge qui brûlait, et quand notre frère a fait son témoignage avec le beurre qui fondait, c’est parti. Mais après, chaque fois que Abba parlait, suivant l’intonation, j’avais l’impression que sur ma gorge ou sur mes cordes vocales, ça fluctuait, comme des notes de musique sur un fil.

Bien-aimée, ainsi que je l’ai dit en arrivant ce jour, j’ai bien dit qu’Abba s’exprimait depuis ta propre présence. Bien évidemment, ce n’est pas toi qui as parlé, mais tu sentais les mouvements liés à l’intonation de ce qui s’exprimait depuis ton cœur, au travers, bien évidemment, de ta gorge. Ainsi donc, ce que tu exprimes te montre de manière indéniable qu’il n’y a pas de distance, ni de différence entre Abba et toi. M’exprimant depuis ton cœur, il est normal qu’à un moment donné, tu en ressentes les modulations liées au rythme de ma voix, au rythme de la respiration, au rythme de la respiration du cœur. Dès qu’il y a accord et fin de la distance, cela ne fait nulle différence que les mots sortent de ce larynx ou dans le silence de ton larynx, t’amenant et te prouvant à l’unicité de la vie, là où il n’y a nulle distance, nulle différence, et surtout, nulle séparation. La Joie indicible peut effectivement se découvrir et se vivre en ces occasions.

Je l’ai dit et je le répète en ce jour, au-delà de mes mots, au-delà du sens des mots, il y a, bien évidemment, la présence du silence, depuis votre cœur du cœur, c’est-à-dire depuis Abba, au-delà de toute forme, de tout personnage, et au-delà même de votre propre éternité. Il y a donc réellement une mise en adéquation ou, si tu préfères, en syntonie, entre ce qui apparaissait comme séparé, c’est-à-dire toi et moi, qui aujourd’hui te font vivre cette phrase, « je suis toi comme tu es moi », et il n’y a nulle différence, excepté en les apparences, excepté en les scénarios. Et au-delà de l’apparence, et au-delà du film ou de la scène de théâtre, il y a l’unique et même Lumière. C’est ce vécu-là, de manière indéniable, qui te rapproche toujours au plus près de la vérité ineffable de la Joie que tu es.

Passé l’élément de surprise, ton corps lui-même se syntonise, au-delà de l’explication et du sens de mes mots, par la vibration et le rythme qui nous met tous, ici comme ailleurs, en la même Évidence. C’est en ce sens qu’il n’y a rien d’autre à faire, qu’il n’y a rien d’autre à accomplir, si ce n’est de se reconnaître en l’Évidence, au-delà de toute forme, comme de toute identité. Et aujourd’hui, quand cela se produit, cela, comme je l’ai dit, est inexorable, irrémédiable et définitif. Ainsi donc, au-delà de la perception et de l’harmonie, qui faisaient moduler ton propre corps en certains endroits, il y a l’Évidence que Abba est toi, qui se révèle, brutalement ou progressivement, mais qui participe indéniablement du processus dit collectif.

Le Christ avait dit « quand vous serez deux ou trois réunis en mon nom, je serai parmi vous ». Abba te dit que quand tu l’écoutes, tu es Abba, non pas au travers de ce qu’il te dit, non pas au travers des mots ni même des silences, mais au-delà de tout cela. Cette Vérité ne peut pas être qualifiée par la présence d’une forme, par un ressenti discriminant. Il s’agit effectivement, réellement et concrètement, d’une fusion en l’Absolu.

C’est ainsi que nombre d’entre vous, en la période qui s’ouvre, allez communier et fusionner à l’indicible de la Joie. Quelle qu’en soit la voie, quels qu’en soient les symptômes, quelles qu’en soient les perceptions, quel que soit le silence,  même de la conscience, en un sens, les mots que je dis et les silences entre ces mots ne peuvent que te conduire à l’ineffable que tu es. Je te rappelle que dès que tu fais un pas vers la Lumière, son intelligence en fait dix vers toi. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un déplacement, mais toujours comme je l’ai expliqué longuement, ce principe même de l’accueil. Car en m’accueillant, tu ne fais que t’accueillir toi-même. Il n’y a nulle différence, nulle distance et nulle séparation.

Silence

Bien-aimé, poursuivons.

Réflexion : Cher Abba, c’est une réflexion sur l’alchimie. L’œuvre au noir, l’œuvre au blanc, l’œuvre au rouge.. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, mais inversé..

Bien-aimé, il ne s’agit pas à proprement parler d’une inversion, car le processus alchimique que tu décris, je te rappelle toutefois que l’archange Jophiel, en 2008, avait évoqué d’autres couleurs que celles que tu cites, et en particulier l’œuvre au jaune. Cette œuvre au jaune n’est que la résultante de la réaction entre l’œuvre au noir et l’œuvre au blanc, ou si tu préfères, le paradis blanc et le noir de l’Absolu, qui ne sont pas non plus des couleurs, mais dont l’alchimie crée la couleur or, qui n’est rien d’autre que la manifestation de la conscience en ce monde, comme en tout monde.

Ainsi, il ne s’agit pas d’inversion, ni même de retournement, mais bien d’un mécanisme nommé fusion, te permettant en tant que conscience, au-delà de cette forme corporelle, de t’installer dans l’indicible présence ou, si tu préfères, ultime présence, ou encore la demeure de Paix suprême, où il t’est donné, par la Grâce de la Lumière, de vivre à la fois ce qui a été nommé le paradis blanc et, en même temps, le non-être. Ou si tu préfères, l’alchimie de l’être dans le non-être et du non-être dans l’être.

C’est cela, cette rencontre-là, cette fusion-là, ou cette communion, au minimum, sans parler d’inversion ou de retournement à ce niveau, qui crée la Joie ineffable, cette Joie nue, et qui révèle ce qui a toujours été là, c’est-à-dire le Je Éternel.

Le Je Éternel n’appartient ni à la manifestation, ni à l’Absolu. Il englobe pourtant les deux. Il se situe là où la Lumière de la manifestation rencontre la Lumière antérieure à toute manifestation. Cette Lumière-là ne peut pas être vue. Et c’est pourtant ta demeure, comme la demeure de chacun. Il n’y a pas d’autre demeure, malgré la présence d’innombrables demeures, qui ne sont que des lieux de passage, des lieux de transition, des lieux de rêve, des lieux d’expérience. Ce que tu es, autrement dit, est antérieur à toute expérience de la conscience, quelle qu’elle soit.

Cette œuvre alchimique ne se réalise pas dans un creuset extérieur, mais au plus intime de la conscience, au-delà des repères habituels que vous avez nommés le vibral, c’est-à-dire là où le maximum de la vibration s’éteint d’elle-même devant la majesté de la Vérité, et donc, où la conscience, même la plus large et la plus expansée, se réduit à une point ultime où tout se résout et où tout s’alchimise.

Cette réaction, car c’en est une, n’est pas d’ordre chimique ni alchimique, c’est une alchimie d’un autre ordre. Ce qui se produit ici, sur cette Terre, n’est rien d’autre de façon analogique, donc tout à fait superposable, que la première apparition de ce qui a été nommé une conscience extériorisée, à travers de la Source et plus tard de Métatron.

La réunification du masculin sacré et du féminin sacré participe, sur le plan incarné, à cette alchimie de l’œuvre au blanc et de l’œuvre au noir, dont la résultante n’est plus une œuvre, mais la Joie préalable à toute œuvre. C’est en ce sens que j’ai pu dire à certains moments, qu’il y avait comme un rembobinage de film et donc une forme de décréation, qui n’est décréation que pour l’illusion, mais pas pour ce qui a été établi, au-delà de tout temps et de tout espace.

C’est ainsi que se réalise cette forme d’alchimie ultime ou de concrétisation, pour employer des mots plus simples, de ce que tu es, antérieurement à toute forme, à toute conscience, comme à toute expression. Et c’est cela, le résultat de cette alchimie-là, le don de soi et le don du soi, au travers de l’accueil inconditionnel, qui réalise cela. Tout le reste, tout ce que vous avez vécu, tout ce qui vous a été proposé, par cette voie ou par d’autres voies, est caduc devant cette Vérité ineffable. Aucun argument, aucune énergie, aucun corps de Lumière, aucune présence, même archétypielle, ne peut rivaliser avec ce qui est en train de se réaliser, de manière collective, en vous.

C’est en  cela que la Terre participe non seulement à l’élan créatif initial, mais dans le même temps, à l’enfermement de la conscience, et ensuite, dans le même temps, les trois temps se mélangeant, à ce qui a été nommé l’Absolu, ou la Joie.

Peu importe les mots, peu importe le descriptif, il vous convient de vérifier par vous-mêmes et en vous-mêmes, la réalité de mon assertion, qui ne fait que traduire, en termes encore plus simples, l’émergence de cette Joie qui ne dépend de rien.

Vous ne pouvez pas, parce que cela est impossible, ne pas vous reconnaître, en ce processus-là, dès l’instant où il deviendra lucide en ce que vous êtes, antérieurement à toute conscience. Il n’y en a pas de perception, il n’y en a pas de vibration, il n’y en a pas de voyage en quelque dimension que ce soit qui tiennent, il y a simplement cette Vérité, nue, elle aussi.

À partir de là, et comme je vous le dis depuis quelques semaines, ainsi, tout est accompli, ainsi, rien n’a jamais bougé, ainsi est ce que tu es.

Reconnaître cela en le vivant, au-delà de toute assertion que je pourrais te dire, de l’extérieur ou même de l’intérieur de toi, ne laisse plus planer le moindre doute sur la Vérité de mes mots, et surtout, sur la Vérité de ton vécu, à travers ce corps, comme à travers de la conscience, comme à travers de toute perception.

Ceci signe aussi la fin de toute histoire, la fin de tout scénario car qui peut préférer autre chose que la Joie ineffable, dépouillé du poids de la conscience, comme de tout élément historique, lié à ce monde ou à n’importe quel monde.

La certitude du serment et de la promesse, vécue de façon de plus en plus extensive, ne peut que vous confirmer, en écoutant ou en interrogeant vos frères et sœurs, nos frères et sœurs, quelle que soit l’expérience, qui conduisent, sans aucune exception, à l’inéluctabilité de ce que j’ai annoncé voilà quelques mois.

Chaque jour, vous vous en rendrez compte de manière de plus en plus évidente, même avec votre raison, même avec votre logique humaine. Il n’y a aucun moyen de se soustraire à la Vérité. Il n’y a aucune échappatoire possible à la réintégration de toute la conscience fragmentée au sein de la Joie éternelle, perpétuelle et inaliénable.

De nombreux chemins sont parcourus à l’heure actuelle. Et je vous l’ai dit, que vous soyez en Joie, ou que vous soyez, au contraire, en résistance ou en souffrance, ne fait aucune différence parce que, que cela soit la Joie, nue, par moments, ou permanente, ou que ce soit la résistance ou la souffrance de quelque nature que ce soit, quelque événement qui survienne, ne peut, en définitive, que concourir à cet événement collectif. Il n’y a ni échappatoire, ni possibilité d’erreur, ni possibilité d’annulation de quoi que ce soit. Reconnaître cela, c’est déjà se rapprocher de la liberté intérieure, de la Vraie Liberté, et se rapprocher aussi, collectivement, de l’événement.

Vous n’avez pas besoin d’autre chose que d’être vivants, d’être pleinement présents, ici et maintenant, quel que soit votre état. D’accepter cela, non pas comme une fatalité, non pas comme quelque chose auquel vous vous résignerez, mais bien, comme je l’ai dit, comme quelque chose qui est à laisser traverser, à laisser disparaître de lui-même, quitte à vous occuper, bien évidemment, de votre véhicule, de la manière, là aussi, la plus simple et évidente possible.

De nombreuses sœurs étoiles, voilà déjà de nombreuses années, et en particulier Snow et No Eyes, vous ont parlé des intérêts de la nature. Les peuples de la nature vous ont soutenus, depuis de nombreuses années, parce que nombre d’entre vous avez conscience, par la perception et par le visuel, de leur réalité. Mais au-delà de leur réalité, ils voient aujourd’hui clairement, l’ensemble des peuples de la nature, que tout se solutionne au travers de votre personnage, au travers de votre forme, car vous êtes, bien évidemment, comme je l’ai dit, antérieurs à toute forme, antérieurs à toute conscience, et vous demeurerez le même, une fois que la conscience aura vécu la stase.

Ceci vous permet d’être reconnu, aussi bien par les peuples de la nature, que par l’ensemble des forces de la confédération intergalactique des mondes libres, sans aucune distinction de dimension, d’origine ou de quelconque histoire liée à l’histoire de cette Terre ou pas.

Ce processus de résolution, est un processus qui a commencé de manière individuelle pour les habitants de la Terre, et qui se terminera aussi sur cette Terre, en totalité, vous amenant à découvrir, de manière collective, cette fois-ci, lors de l’événement, que vous êtes antérieurs à tout, et que vous êtes postérieurs à tout, et que vous n’avez jamais bougé, que vous n’avez fait que rêver, sur certaines lignes temporelles, sur certaines lignes dimensionnelles, mais que l’essentiel n’est pas cela. Que l’essentiel est antérieur comme postérieur à toute manifestation, de quelque nature que cela soit

C’est cela qui installe la Joie ineffable de vous être reconnus, de vous être retrouvés, en ce qui n’a jamais bougé. Ceci met fin au rêve de la conscience. Ceci met fin à l’enfermement, et ceci met fin au concept lui-même de libération, comme d’ascension.

Ce qui passe finit de passer, ce qui n’est jamais passé, restera à nu, sans avoir besoin de soleil, sans avoir besoin de sphères planétaires, sans avoir besoin de dimensions, sans avoir besoin de forme, sans avoir besoin de manifestation, d’aucune sorte.

Rien ne pourra y manquer, aucune histoire, aucune conscience, aucune dimension. Tout sera révélé. Mais la révélation la plus importante est ce que vous êtes, et non pas un élément historique, même se déroulant en ce moment précis sur la Terre.

Silence

Bien-aimé, poursuivons.

Témoignage : Pendant la pause, une tristesse immense est montée, et je ne sais pas comment gérer ça.

Bien-aimée, lorsque Abba s’exprime depuis ton cœur du cœur, l’éclairage peut faire ressortir, si je peux dire, ce qui avait été réprimé, ou en tout cas non vu. Là aussi, en ce qui concerne ce que tu nommes tristesse, laisse-la s’éloigner, ne la retiens pas, ne la comprends pas, laisse-la apparaître et disparaître.

Cela te fera, en plus, si je peux parler ainsi, un exercice de mise en pratique de la Joie et de sa puissance, qui vient chasser toute tristesse, comme toute peur, comme tout ce qui n’est pas la Joie.

La tristesse qui est éclairée par Abba, par ta propre présence attentive, ne peut laisser subsister en toi les moindres éléments de résistance sur le devant de la scène. C’est-à-dire que même si tu ne ressentais pas de tristesse auparavant, le fait que cette tristesse apparaisse, montre simplement l’éclairage de ta présence en tant qu’Abba, qui démasque et débusque, en quelque sorte, cet élément qui était enfoui. N’y cherche pas de justification dans quelque élément de ton passé, contente-toi de l’instant présent et de traverser cette tristesse qui, bien évidemment, ne pourra résister à la Joie, ou même à ta simple présence, même si la Joie n’est pas encore actée ou actualisée.

Ainsi donc, c’est l’apprentissage, pour toi, de laisser traverser ce qui émerge, sans t’y identifier en aucune façon, et en demeurant simplement, malgré, et justement grâce à cet élément de tristesse, de te mettre comme cela a été dit dans le cœur du cœur, de ne rien demander, de ne rien projeter et de laisser se réaliser l’alchimie de la Lumière, à travers ta personne et à travers cette émotion, quelle qu’en soit la cause, dans ton passé, ou même s’il n’y a pas de cause. L’important n’est pas la causalité, mais l’important est l’éclairage de l’élément brut en lui-même.

Tu peux donc en conclure que cet élément de tristesse, vécue peut-être de façon intense ou paroxystique, avant la pause, traduit simplement en toi, l’existence, aujourd’hui, et indépendamment de toute cause, d’éléments de tristesse. Les éléments de tristesse apparaissant dans le présent, ou d’inversion de l’humeur, peuvent simplement être dus à la montée, si je peux dire, de la Lumière, qui vient démasquer non pas un élément mémoriel, mais je dirais plus une habitude de te laisser emporter par la tristesse, en fonction des conjonctures et des événements.

Dès l’instant où tu acceptes de ne rien faire, dès l’instant où tu acceptes de demeurer fermement en le cœur du cœur de ta présence, alors la tristesse ne peut qu’être annihilée, consumée, directement par la Lumière, quelle qu’en soit la cause, quelle qu’en soit l’origine. Mais dès l’instant où tu fais jouer l’interrogation de la conscience, le besoin de compréhension ou d’explications, alors tu vas renforcer inexorablement cette tristesse. Il convient donc de dépolariser la conscience, personnelle, humaine, simple, de ce qu’il se déroule sur son écran, de te replacer malgré la souffrance, ou malgré la tristesse dans ton cas, en le cœur du cœur. Surtout quand c’est un élément lié à l’humeur, et qui n’est pas inscrit dans le corps, par une douleur ou une maladie, qu’il y a le plus de chances d’avoir une action immédiate sans aucun vouloir, en te plaçant au cœur du cœur, de constater que la tristesse n’est plus.

Mais il faut te débarrasser auparavant du besoin de comprendre, du besoin d’analyser, ou du besoin de trouver une quelconque cause, mais de l’accepter dans ton champ du présent, et le chant de la Joie, alors, mettra fin à l’expression de cette tristesse. Ainsi, tu auras traversé, ainsi tu auras accueilli, et ainsi, tu auras alchimisé, non par toi-même, mais par ta présence, l’élément distordant ou gênant qui s’est manifesté à toi. Cela peut se faire instantanément, cela peut se faire en quelques heures, mais même si tu ne fais rien, il n’y a aucune raison que cet élément de tristesse apparente se manifeste plus longtemps que quelques heures ou entraîne quelque conséquence que ce soit.

Comme je l’ai dit, c’est le jeu entre l’éternel et l’éphémère, entre l’être, le non-être et la personne, qui se joue indépendamment de toute volonté. Tout ce qui apparaît aujourd’hui sur l’écran de votre conscience, de quelque nature que ce soit, n’est là que pour vous permettre d’être ce que vous êtes, quelle que soit l’apparence, quelle que soit la gêne et quelle que soit l’impatience.

Voir ce jeu, met fin au jeu. Accepter de traverser, accepter d’accueillir, accepter de se donner, met en pratique la seule logique qui a cours actuellement. Il n’y en a pas d’autre.

Vous le voyez d’ailleurs, à travers l’organisation de vos systèmes dits sociétaux, au sein des familles, au sein des nations et de partout, ce n’est que la traduction de l’éclairage de la Lumière. C’est en ce sens qu’il vous avait été dit que rien de ce qui était caché ne demeurerait caché.

Ainsi est le sens du mot apocalypse signifiant révélation. Mais les révélations ne doivent en aucun cas vous entraîner vers la réactivité, le besoin de s’opposer ou de préserver quoi que ce soit. Car la Vie vous proposera très exactement, en ces circonstances particulières de la Terre, exactement ce qui est nécessaire, non pas pour être bien, mais pour vivre la Vérité.

Quand la Vérité est vécue, il ne peut exister ni bien ni mal en vous. Il n’existe que la facilité, la légèreté et l’Amour. Et cela est promis à chacun de vous, quel que soit le point de départ, apparent. Et puisque cette vie et ce monde sont la résolution de tout, sans aucune exception, dans les jeux de la conscience, il n’y a qu’à être là, accueillir, accepter et traverser. Tout le reste ne peut marcher. Alors que chaque circonstance qui, dans les mécanismes réactifs de la personne ou de la conscience, reprend ce schéma d’acceptation, d’accueil, permettra le plus souvent et de façon de plus en plus constante, de dépasser ce qui vous paraissait indépassable. Mais ce n’est pas de votre fait, ni du fait d’Abba, c’est justement le fait de notre rencontre, en chaque cœur, comme vous pouvez le faire, entre chacun de vous.

Dès l’instant où le processus nommé absorption de l’essence, accueil de l’autre, inconditionnel, au travers de la forme et de la conscience, se réalise, les deux sont libérés. Ce qui explique le processus apparemment cumulatif que vous pouvez observer entre vous comme en certains lieux dédiés à cette absorption d’essences, et vous donne à constater que cela vous comble et qu’il n’y a plus de questionnements, qu’il n’y a plus d’interrogations, et qu’alors la Vie, en la Vérité, poursuit son cours, quel que soit le devenir de votre forme, comme de ce monde, comme de cet univers, comme de tout univers.

C’est à partir de là que se déploie la Joie, et de nulle part ailleurs. Et plus vous êtes en accord avec cette notion de traversée, d’accueil inconditionnel, de transparence, d’humilité, plus vous le vivrez de façon intensive, extensive et percutante. Plus vous vous opposerez à cela, plus vous serez souffrants. Cette souffrance n’étant pas une maladie ni une punition, mais simplement la distance que vous mettez entre la Vérité et vous.

Il n’y a aucune Vérité dans la personne. Parce que la personne naît et meurt. Quels que soient l’œuvre ou l’héritage laissés, même au sein des grands archétypes, des grands maîtres, si vous préférez, ou des étoiles, qui ont pourtant tant apporté en l’histoire de ce monde, aujourd’hui ils ne vous sont plus d’aucune utilité, parce que seule la Joie est utile. Et qu’il vous faut devenir autonome, c’est-à-dire ne plus dépendre de quelque enseignement que ce soit, ne plus dépendre de quelque discours que ce soit, afin d’être indépendant de tout et de vous faire, si je peux dire, votre propre opinion et votre propre vécu.

Cela, bien sûr, ne nécessite pas, ni de solitude ni d’isolement, parce que c’est justement au travers de ce que la vie vous propose que vous trouvez la Vie et non pas ce que vous décidez, plus maintenant. Et plus vous serez en acceptation de cela, plus les choses seront faciles, plus vous serez en résistance, et je précise, même inconsciente, liée aux habitudes, liée aux ultimes croyances, plus vous serez affectés. Mais vous redresserez de vous-mêmes aisément la barque, si je peux dire, dans la mesure où qui voudrait rester dans la souffrance, par rapport à la Joie qui a été vécue, peut-être à certaines moments, peut-être lors de certaines expériences, et qui ne demande aujourd’hui qu’à être là en permanence.

Si vous acceptez ce jeu, si vous en acceptez le principe et vous le vérifiez, eh bien la Joie ne peut pas échouer. Bidi disait que ses paroles ne pouvaient pas échouer, moi je vous dis que vous-mêmes, vous ne pouvez pas échouer. Parce que cela est impossible. Parce qu’en la Joie rien ne peut se perdre et rien ne peut se créer, et tout y est parfait, comme avant le premier jour, ou comme après le dernier jour, de la création.

Silence

Vous voyez d’ailleurs, pour ceux d’entre vous qui vivent la Joie permanente ou même impermanente, paroxystique ou par petites touches, peu importe, vous voyez bien, à travers votre vécu, qu’il n’y a pas d’autre solution. Et c’est la même pour chacun, puisqu’il n’y a qu’une conscience, il n’y a qu’un esprit, et cette première conscience ayant fait le tour de toutes les consciences, de toutes les dimensions, de tous les possibles, ne peut que revenir à ce point de départ. Mais retrouvant le point de départ, enrichie de tous les cheminements possibles, même sans les connaître et les revivre au sein de la conscience nue, ce qui n’est plus indispensable du tout, vous replace d’emblée dans la Vérité que vous êtes.

Cela ne peut dépendre aucunement de vous, cela ne peut dépendre aucunement de quelque membre de quelque hiérarchie que ce soit, même sur les plans de la Lumière authentique et vibrale, cela ne dépend que de vous et seulement de vous seuls. Il ne peut y avoir que résonance, syntonie, accord, entre toi et moi, ou entre toi et un autre frère ou une autre sœur, qui met fin à toute distance.

Et vous remarquez d’ailleurs, pour ceux qui s’y adonnent, que vous n’avez besoin ni de connaître la forme, ni de connaître l’identité, ni de connaître histoire de celui qui s’adresse à vous, même au travers de moyens virtuels. Il suffit que l’accord de la conscience se fasse sur cette note ultime, qui est la Joie, pour que tout se résolve. Même s’il y a résurgence d’habitudes, même s’il y a résurgence d’éléments enkystés ou non vus, le processus de résolution, est exactement le même. Dès que vous lâchez, dès que vous acquiescez à ce qui vous est inconnu, plus cet inconnu se révélera. Parce que vous montrez par là-même que la disposition de votre conscience n’est plus dans l’extériorisation de la manifestation, mais bien plus, dans l’introspection, dans l’introversion et dans l’introjection qui vous permet de ne plus faire de différence ni de distinction entre le dedans et le dehors, vous montrant qu’en définitive, il n’y a ni dedans ni dehors et que cette appellation de dehors ou de dedans n’était que liée à l’idée d’être au sein d’une forme, et d’être limité par cette forme. Je ne parle pas seulement de la forme humaine, mais de toutes les formes, dans toutes les dimensions et dans tous les mondes.

Quand nous vous disons, Bidi aussi l’a dit, et le Commandeur aussi, avant de rentrer en silence, vous l’avait précisé, il n’y a pas de choix possible. Il n’y a pas d’autre chemin, il n’y a pas d’autre alternative que celle de la Joie. Ne vous posez pas la question d’un après, ne vous posez pas la question d’un devenir, ne vous posez pas la question d’hier, ne vous posez pas la question de vos mémoires, de vos humeurs, mais acceptez simplement que vous n’êtes rien de tout cela, non pas comme un déni, non pas comme une réfutation, mais bien comme une transcendance directe, réelle, authentique et immédiatement efficace. Et vous aurez donc l’occasion de le vérifier par vous-mêmes, et donc de le vivre.

Cela va devenir de plus en plus facile pour celui qui accueille, et de plus en plus difficile pour celui qui n’accueille pas, même si cela lui est inconnu. L’accueil est, je dirais, une forme d’orientation ou de polarité, si vous préférez, de la conscience. Je ne fais pas ici de distinction entre la conscience personnelle, la supraconscience, la conscience de rêve ou la conscience qui fut nommée Turiya. Parce qu’en définitive, c’était didactique, mais il n’y a aucune séparation, dorénavant, puisque les voiles ont été ôtés, puisqu’il n’y a plus d’anomalie primaire, et que tout se résout ici même, sur cette Terre.

Silence

Bien-aimé, poursuivons.

Témoignage : La semaine dernière, durant la nuit, en déplacement de conscience, j’ai vu un enfant laisser échapper un cristal dans un petit ruisseau. Je me suis penchée pour ramasser, et lorsque j’ai ramassé, j’ai eu dans la main quatre cristaux, alignés dans la paume, et je vivais que quelque chose d’important s’était passé.

Bien-aimée, le cristal, de manière générique, est en résonance avec l’eau. L’eau est d’ailleurs le premier cristal liquide de la création. Tout l’agencement des cristaux se fait à travers des matrices cristallines. Ces matrices cristallines ont été déposées voilà fort longtemps, par les mères généticiennes, en particulier dans le noyau cristallin de la Terre.

Ainsi donc, ce cristal qui en devient quatre n’est que l’accomplissement de la Joie. Passer du un au quatre, c’est transcender la dualité, c’est transcender le trois, c’est-à-dire la trinité, ou l’opérateur de création, pour arriver au quatre qui, dans l’incarnation, correspond au cadre de vie, mais du fait que ce cristal ait été démultiplié et trouvé dans l’eau, il te signe simplement le retour à l’origine, antérieurement à tout acte créatif.

Il y a donc au travers de ce que tu décris, comme au travers d’ailleurs d’autres témoignages ou d’autres rêves, une puissance alchimique bien réelle. Que cela soit dans, par exemple, le manteau rouge et le manteau bleu avec les voitures, que cela soit dans d’autres témoignages, ou que cela soit dans le tien, si vous questionnez et interrogez autour de vous, vous verrez que, au-delà du scénario du rêve ou du témoignage, tout participe à l’Évidence qui est en cours de révélation totale, c’est-à-dire à cette Joie, antérieure à toute création.

Tous les éléments de votre vie, je l’ai dit, mais aussi tous les éléments de vos rêves, de même que toutes les relations interpersonnelles de quelque nature et de quelque agrément ou désagrément où elles peuvent se situer, n’ont, au-delà de la forme et de l’apparence, aucune substance. Il s’agit simplement de circonstances qui vont vous permettre de réaliser de manière plus aisée qui vous êtes avant tout être. Voir au-delà de l’apparence, voir au-delà de la forme, voir au-delà de l’histoire, voir au-delà de la conscience, comme au-delà de la personne, vous montre, et vous démontre la Vérité de la Joie.

C’est en ce sens que vous n’avez pas besoin d’autre apport que de vivre l’expérience de votre vie, en tout ce qu’elle vous donne à vivre ou à ne pas vivre. Parce qu’il n’y a pas de finalité différente, il n’y a pas, en définitive, de destination différente, si ce n’est la résolution de la création sur la Terre par l’événement collectif, et par ce qui fut nommé voilà bien longtemps le grille-planète final.

D’ailleurs, nombre d’éléments qui vous ont été donnés voilà dix ans, plus de dix ans, concernant ce qui fut nommé « humanité en devenir » posaient les bases déjà du retour d’Abba, en conscience, en chacun de vous, mais le retour à l’origine des mondes et à l’origine de la création. Aujourd’hui, cela est la Vérité à vivre, cela est à traverser, et cela est offert à chacun, sans distinction de quoique ce soit, sans distinction d’action pour la Lumière ou opposée à la Lumière. C’est en ce sens qu’il ne vous faut pas juger, car vous ne savez pas si votre bourreau principal n’est pas l’être le plus lumineux ailleurs, quelles que soient les apparences ici-bas. Ça ne veut pas dire qu’il faille subir quoi que ce soit, mais vraiment aller, en conscience, au-delà des apparences et au-delà de toute histoire, afin d’aimer, de manière équitable, aussi bien votre enfant que l’ennemi déclaré, avec la même intensité, avec la même ferveur et sans aucune différence.

C’est à cela que se reconnaît l’Amour nu et c’est en cela que vous vivez la Joie. Tant que vous ferez le moindre particularisme, la moindre préférence, en ce que vous observez, en ce que vous avez vécu, en ce que vous vivez, vous ne pouvez pas être totalement libres, parce que vous vous montrez par vous-mêmes que vous êtes attachés à la différence, attachés aux distinctions, et je ne parle même pas ici de dualité, de bien ou de mal, je parle simplement de votre conduite ordinaire dans la vie de tous les jours. Car c’est au sein de cet éphémère, dorénavant, que se résout l’équation, et l’alchimie finale. Il n’y a pas d’autre possibilité. Tout le reste ne représente que des fuites du réel, que des fuites de l’événement, déguisées, certes, mais ne représente, en définitive, non plus le piège du mental, ou de quelque histoire que ce soit, mais le piège de votre propre conscience qui ne peut pas d’elle-même se résoudre à disparaître. Et elle ne le peut pas.

Donc tout n’est que prétexte, tout n’est qu’occasion, pour vous permettre de vous découvrir, en quelque apparence que ce soit. Et bien évidemment, dès l’instant où la Joie est apparue un jour, à un moment, même si elle a disparu, vous savez ce que c’est, et vous savez très bien que vous n’êtes rien de ce que vous jouez sur la scène de votre personnage, comme sur la scène de la conscience, quelle qu’elle soit.

En reconnaissant cela, en l’acceptant, vous le vivrez, vous le vérifierez, et il ne restera que la Joie, l’extase, la félicité. Mais tant que vous n’êtes pas libérés de votre conscience, en quelque aspect que ce soit, vous ne vous êtes pas vus. Et quand je dis vous ne vous êtes pas vus, c’est-à-dire que quoi que vous voyiez au sein de la conscience, quelle que soit sa part éphémère ou supraconsciente, vous ne pouvez finaliser le processus, en aucune manière. Il n’y a que la reddition sans condition, sans vision et sans intellect, sans mémoire et sans projection, qui vous met dans cette Joie nue immédiate, permanente et immanente. À vous de le vivre, là aussi, à vous de vous le démontrer, parce que cela ne peut pas être fait de l’extérieur, cela vous a toujours été dit. Cela est le réel sacrifice.

Comme cela a été dit aussi, vous avez eu, pour beaucoup, l’opportunité par l’intelligence et la Grâce de la Lumière de vivre la résurrection avant même le sacrifice. Mais aujourd’hui, il vous reste à finaliser de vous-mêmes, non pas en mettant fin à quoi que ce soit, mais en acceptant de vous prouver à vous-mêmes, que vous êtes antérieurs à toute conscience, comme à toute forme. C’est ainsi que vous traversez l’éphémère et l’éternel. C’est ainsi que les lignes de temps se rejoignent et se fondent les unes dans les autres. Tout le reste n’est que vagabondage de la conscience, tout le reste n’est que résistance inconsciente. Pour cela aussi, je le répète de façon ferme, mais à vous de le vérifier, il n’y a aucune autre alternative.

Et le sacrifice dont je parle n’est pas de mettre fin à quoi que ce soit ou à qui que ce soit, si ce n’est au jeu de la conscience, simplement en le décidant, simplement en accueillant. Cela a été expliqué pendant d’innombrables heures, en particulier par certaines étoiles, concernant la voie de l’enfance, la voie de la petitesse aussi, de maître Philippe de Lyon, qui ont été des jalons, qui vous ont permis, même si vous les avez rejetés, de construire en vous ce moment et de vous placer dans les meilleures circonstances possibles pour le vivre, sans être freinés par quelque élément de votre corps, de vos pensées, de vos émotions, de vos mémoires, de vos projections, ou encore d’habitudes.

Et je le répète, il n’y a rien de plus facile que cela.

Tout le reste ne sont que des tergiversations de la conscience ou de la personne. Je ne parle même plus d’ego, parce que cela ne veut rien dire. Vous êtes vrais avec ce que vous êtes ou vous n’êtes pas tout à fait vrais avec ce que vous êtes. Mais il n’y a nulle distance, nulle condamnation, nul jugement, parce qu’en définitive, cela ne fait aucune différence. Mais simplement, rendez-vous à l’Évidence, afin d’amplifier le processus de la révélation et afin, non pas d’accélérer, mais de favoriser, par votre posture, la visibilité de l’événement, quel qu’il soit.

Au-delà de la Joie, bien sûr, je l’ai dit, la Joie peut être exubérance, manifestée ou intérieure, il y a cet élément qui est antérieur à la Joie, mais qui participe de la Joie, qui est la Paix, le sentiment profond d’être en Paix, quoi qu’il arrive, quoi qu’il se déroule. Si vous maintenez cela fermement en lâchant tout, sans effort, alors la Joie ne pourra que vous envahir et vous révéler à vous-mêmes, au-delà de toute forme.

Toutes les circonstances de vos vies, les uns comme les autres, en quelque âge que ce soit, en quelque pays que ce soit, et en quelque croyance que ce soit, est le même scénario qui se déroule, en de multiples formes, en de multiples aspects, mais c’est toujours la même alchimie, c’est toujours la rencontre de l’être et du non-être.

Il n’y a aucun jugement de valeur. Il n’y a aucune distinction à faire. Parce que comme je l’ai dit et comme vous le vérifiez de façon de plus en plus large, il n’y a qu’une conscience, il n’y a qu’un Amour, il n’y a qu’une Joie. Et en définitive, sans jouer sur les mots, il n’y a personne. Il n’y a que l’Amour, même si la personne est là. L’Amour prévaut, la Joie prévaut, sur toute circonstance de la personne, comme toute expérience de la conscience, il ne peut en être autrement. Sinon, la Vérité ne serait pas absolue et totale. Même le mental ne peut plus s’opposer à cela. Seule la conscience peut encore s’y opposer. Mais cette opposition crée une résistance, qui consume encore plus ladite résistance créée de façon artificielle.

C’est en cela qu’il n’y a rien à juger, qu’il n’y a rien à condamner et que l’intelligence de la Lumière et la Joie vécue vous démontrent chaque instant, quand vous y êtes, que tout est à sa très juste place. Comme l’avait dit Bidi, quoi que vous fassiez, ce qui doit arriver, arrivera, quoi que vous fassiez, ce qui ne doit pas arriver, n’arrivera pas. Or ce qui arrive est la Joie. Ce qui n’arrivera pas, c’est le jeu de la conscience.

À partir de là, à vous d’en faire la démonstration, par votre vécu. Vous êtes libres de tout expérimenter en ces temps particuliers, mais vous constaterez avec de plus en plus d’aisance et d’Évidence que ce qui vous rapproche, quelque part, de la Joie, est toujours fluide, toujours facile, toujours léger, toujours heureux. Dès l’instant où la conscience entre en jeu et prend la place de la Joie, alors, il y a fluctuations de l’humeur, alors il y a revendication, alors, il y a doute, et alors, surtout, il n’y a simplement plus de Joie. Mais chacun est capable de le voir et de le vivre, de le ressentir, au-delà de tout processus vibratoire, au-delà de tout enseignement et au-delà de toute culture. L’essentiel est là et nulle part ailleurs.

Si vous en avez l’opportunité, faites et réalisez ce que vous n’avez pas réalisé, qui vous tenait à cœur depuis toujours, que les conventions sociales, morales, affectives, légales, vous ont empêchés, par je ne sais quelle adaptation de la loi de Un, au travers des lois, qui ne font que fournir des cadres, de plus en plus restrictifs, à ce que vous êtes. Ceci est une habitude collective présente aussi bien en Occident qu’en Orient. Vous voyez bien, au travers de vos yeux, de vos écrans, la futilité de toutes ces constructions, la fatuité de toutes ces constructions, puisque toutes les civilisations qui se sont succédées sur la Terre sont toutes passées par les mêmes étapes, naissance, développement, stagnation, régression et mort, comme pour tout corps qui naît en ce monde. Vous assistez à cela, au niveau collectif, planétaire, universel et dans les multivers, ici-même sur la Terre.

À partir de là, qui peut préférer autre chose que la Joie nue ?

Cela peut être préférable tant que cela n’est pas vécu, mais dire que cette Joie nue fait, en quelque sorte, pression, sur votre conscience et sur votre forme, comme je l’ai dit, il ne peut en être autrement. La Joie est inexorable, inéluctable. Et les conséquences de la Joie sont bien évidemment l’arrêt de jeu de toute conscience, où qu’elle soit située. Parce que cette Joie sans objet, sans recherche, sans recherche de perfection, sans besoin d’expérience de la conscience, même au sein des mondes libres, ne laisse aucun autre choix possible.

La vraie liberté, c’est celle-là, accepter que vous n’avez pas le choix, accepter que la seule Liberté est celle-ci. Tout le reste ne relève que des jeux de la conscience. Encore une fois, je ne parle pas de personne, encore une fois, je ne parle pas d’ego ou de dualité, je mets en perspective simplement la personne et la conscience, par opposition, par confrontation, par fusion, avec la Joie.

Car qui peut dire, même au sein des joies limitées, qu’il n’est pas avide de joie, même au sein des  occupations quotidiennes. Il y a un besoin de récompense, un besoin de rétribution, un besoin de reconnaissance, qui fait partie de la nature humaine. Le besoin, non pas de s’affronter ou de se confronter, mais le besoin de se reconnaître, le besoin de s’éprouver, le besoin apparent de distance, n’est en fait qu’une souffrance, qui est la méconnaissance de la Joie. Il est inéluctable et infaillible que vivant la Joie, rien d’autre ne puisse vous dévier. Et plus vous acceptez de vivre la Joie, plus vous relâchez, et plus vous êtes en Joie, moins vous avez besoin de votre personnage, moins vous avez besoin du mental, moins vous avez besoin de la conscience.

La vie, ici-même sur Terre, devient Évidence, quel que soit le chaos, dans l’environnement, dans ce corps, ou dans votre conscience. Parce qu’aucun chaos ne peut tenir devant la Joie, parce qu’aucune destruction apparente n’est en définitive une destruction quand vous êtes dans la Joie. Plus rien ne peut vous leurrer au sein de la conscience, comme au sein de la forme.

Et encore une fois, vu la quantité d’intelligence de Lumière, de particules adamantines qui tapissent, comme cela a été dit, l’ensemble des structures créées de cette Terre depuis le minéral jusqu’à l’homme, ne peut imposer aucune limite à la personne, mais la personne disparaît d’elle-même devant la Joie.

Comprendre cela, le vivre, et vous pouvez dire aussi que tout est accompli. Certes, il vous restera à mener votre vie, dans les circonstances particulières de la Terre, avec une pression de plus en plus grande, telle que vous l’observez dans tous les pays. Mais, vous ne pourrez être déviés de cette Joie, vous ne pourrez être affectés, même par la souffrance, même par la maladie, même par le départ d’un proche, et même par votre propre départ, qui ne sont en fait que des retrouvailles. Et c’est cela l’état de Grâce exceptionnel de la résurrection, avant même le sacrifice complet, c’est-à-dire avant même la stase.

Quand je dis la stase, ne voyez pas nécessairement la stase des trois jours et trois nuits, mais voyez plus l’événement collectif que nul ne pourra ignorer, même s’il se cache. Parce que rien ne peut se soustraire à la Lumière et rien ne peut se soustraire à la Joie et qu’il n’y a aucun prix à payer, ni aucune incertitude possible.

Mais là aussi, ne me croyez pas, expérimentez-le, vivez-le, quelles que soient vos fonctions en ce monde, qu’elles soient de guérir, qu’elles soient simplement de l’administration, qu’elles soient du champ de la création, peu importe.

Tous les chemins mènent à Rome, dit-on. Moi je vois dis, tout ce qui se produit dans votre personne, dans votre conscience et sur ce monde, n’a et n’aura qu’une seule finalité, de plus en plus visible, la Joie. Tout le reste est superflu, sans aucune exception. Et quand vous serez emportés, individuellement ou collectivement, par cette Joie, qui pourra encore regarder en arrière, qui pourra encore ressentir la moindre souffrance, qui pourra encore sentir le moindre attachement, pour quoi que ce soit, ou pour qui que ce soit. La Joie nue, sans objet, et sans sujet, et son personne, se suffit à elle-même.

Il n’y aura alors plus rien à espérer, plus rien à attendre, plus rien à redouter, parce que vous ne serez plus liés à quelque forme que ce soit ou à quelque conscience que ce soit.

Tous les mots qui ont été prononcés par Nisargadatta, la plupart des enseignements reçus depuis de très nombreuses années, n’avaient en définitive pour finalité que de vous amenez au plus proche possible de cette Joie. Même par le déni, même par la confrontation, peu importe. Même par l’acceptation, peu importe, là aussi.

Et en vivant cela, que peut-il rester comme demande, que peut-il rester comme projection, que peut-il rester comme mémoire, comme humeur ou comme résistance. C’est impossible. Vous serez alors totalement et pleinement présents, ici-même, à travers ce corps et à travers ce monde.

Silence

Bien-aimé, poursuivons.

Question : Si j’ai bien compris la réponse par rapport à la tristesse, si par exemple, on a une angoisse qui apparaît, se laisser traverser, ça veut dire l’accueillir dans le cœur du cœur ?

Dans un premier temps, tu peux procéder ainsi, c’est-à-dire tout placer, effectivement, dans ce processus d’absorption des essences, mais là c’est un élément qui passe, et non pas une autre essence, tu peux l’absorber comme le principe de l’absorption des essences, c’est-à-dire dans le cœur du cœur. Mais à un moment donné, tu n’auras même plus cette action à faire, tu te tiendras tranquille en totalité, tu constateras qu’il y a une angoisse, tu constateras qu’il y a un point de tension dans le corps, et c’est tout, cela disparaîtra aussi vite que c’est arrivé.

Mais dans un premier temps, tu peux effectivement t’aider de cette technique d’absorption dans le cœur du cœur. Mais à un moment donné, tu conscientiseras, simplement, que tu as juste à être tranquille et à laisser être ce qui passe. Mais, dans un premier temps, effectivement, tu peux t’aider de ce genre de techniques, si tu le souhaites. Tu peux aussi demander l’aide d’une main, d’un élément, quel qu’il soit, mais ne cherche surtout pas à comprendre, ni même à vouloir résoudre. Simplement, retiens que cette notion d’accueil, c’est-à-dire de traversée, est indispensable, quoi que tu utilises ensuite, qui n’est pas contre-indiqué, mais est peut-être, je dirais, complémentaire, si tu le ressens ainsi.

Mais toujours, toujours, vous dire intérieurement, même mentalement, « j’accepte et j’accueille », même quand cela vous semble intolérable, même quand cela vous semble impossible. C’est surtout dans ces circonstances-là qu’il vous faut accepter, accueillir. Parce que c’est ainsi que la Joie se révèle. Et tout les événements, quels qu’ils soient, n’ont, comme je l’ai dit, qu’une seule finalité, et une seule, la Joie.

Ce que vous ne voyez pas en Joie pour l’instant, n’est que de la Joie qui résiste, que cela soit en vous, dans les situations, dans les relations, entre les pays, ou avec quelque autorité que ce soit. De votre posture comportementale, immédiate, découle toute la suite. De la même façon, et comme je l’ai dit voilà peu de semaines, pourquoi est-ce qu’il y a eu tant de livres des morts ? Parce que la façon dont vous mouriez, conditionnait la façon dont vous reveniez. Aujourd’hui, la façon dont vous vivez ce que vous avez à vivre, conditionne l’émergence de la Joie et de la Vérité.

Quoi que vous pensiez, quoi que vous vouliez faire, n’oubliez pas cette posture particulière de comportement d’acceptation et d’accueil. Il ne s’agit pas de renier le problème, il ne s’agit pas de ne pas le voir, bien au contraire, il s’agit de le traverser, et de ne pas l’arrêter. Et plus vous accepterez cette notion de traversée, parce que qu’est-ce qui vous traverse, c’est vous qui traversez, ou en l’occurrence ici, l’angoisse ou la tristesse qui vous traversent, peu importe. Comme tout à l’heure dans l’exemple entre toi et moi, où moi je suis toi et toi tu es moi, là aussi, ce n’est qu’un point de vue.

Mais l’acceptation fait toute la différence. Cette acceptation, bien sûr, doit être sincère, vous ne pouvez pas tricher avec vous-mêmes. La sincérité est donc de mise, de ne rien tenir caché, de ne rien vouloir occulter, ou dissimuler. Dès l’instant où ces conditions initiales sont remplies, alors tout se résout. Cela ne tient pas à un quelconque don personnel, ou un quelconque potentiel, cela tient simplement aux circonstances collectives qui sont installées depuis de nombreuses semaines, et que vous avez, je vous le rappelle, vous-mêmes, déclenchées.

Notre sœur dit merci. Et le temps imparti s’est écoulé.

Si le temps s’est écoulé, alors arrêtons le temps.

(Rires)

Bien-aimé, Abba qui est toi, comme je suis toi, honoré de ta présence comme de ton absence, te salue en la Joie éternelle.

Silence

Je ne peux que vous souhaiter, non pas une bonne continuation, mais surtout une bonne pratique de la Joie et de la Vérité.

À très bientôt, en chacun de vous, à toujours, à jamais, que la bénédiction de la Joie soit présente en chacun de vous.

Abba te salue.

Source: https://apotheose.live/

Une réflexion au sujet de « ABBA – 2 / 22.9.2018 »

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