Entretiens d’Octobre 2017 / B I D I – PARTIE 3 – Q./ R.

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ENTRETIENS D’OCTOBRE 2017

B I D I 

PARTIE 3 –  Q. / R. 

Eh bien Bidi est de nouveau avec vous, refaisons, si vous le voulez bien, un moment de silence avant de reprendre.
 
… Silence…
 
Eh bien nous t’écoutons.
 
Question : être absolu avec corps sous-entend la Joie associée à la Paix. Être absolu sans corps induit-il un état de jouissance perpétuel et éternel ? 
 
Comme je l’ai dit, au-delà de cette forme au sein de ce monde, excepté bien sûr toutes les zones d’illusions nommées « l’au-delà », je crois que nombre d’Anciens vous ont exprimé les conditions de vie de ceux qui se retrouvent dans un corps subtil, au sein de l’âme, au sein des mondes dits astraux. Au-delà de ce monde, subtil comme physique, quelle que soit la forme, si vous êtes dans votre corps d’Êtreté ne fait pas de différence avec être absolu sans forme, c’est le même état naturel.
 
Je vous ai dit à de nombreuses reprises qu’il n’existe pas de différence fondamentale entre une dimension donnée, une forme et un corps donnés au sein d’un environnement donné, donc un jeu de la conscience puisque l’état naturel au-delà de ce monde est présent en toute forme, en n’importe quel jeu. Vous êtes non localisés dans le temps, comme dans l’espace, comme dans les dimensions, malgré la présence d’un corps donné dans un environnement donné, dans une dimension donnée ; cela ne fait aucune différence avec celui qui n’emprunte pas un corps d’Êtreté et qui demeure absolu, cette fois-ci non seulement sans forme mais aussi sans corps et sans dimension, puisqu’au-delà de ce monde, la conscience est Une, quelle que soit la dimension, quelle que soit l’apparence, quelle que soit la radiance.
 
Absolument toute conscience est consciente, si je peux dire, de tous les autres jeux de sa propre conscience. Il n’y a que dans le point de vue lié à ce monde que la séparation est aussi évidente. Au sein de la Liberté, il n’y a ni cloisonnement, ni séparation, ni temps, ni espace. Vous ne pouvez concevoir, imaginer, rêver même de ce que peut être une vie, la Vie, au sein d’une forme libre. Vous ne pouvez qu’y penser, mais de la même façon, à ce niveau, si vous ne l’avez pas vécu, vous ne pouvez en parler. Et même si vous l’avez vécu à travers les expériences de délocalisation de la conscience, comme cela fut le cas après ce qui a été nommé les Noces Célestes, vous n’avez pas de mots, de concepts qui puissent exprimer cette réalité, et c’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a pas besoin de langage, parce que rien n’est séparé. C’est très difficile à imaginer, à concevoir, cela vous est strictement inconnu. De la même façon, je m’exprime parmi vous non pas depuis un corps stationné quelque part comme le font les Anciens ou les Étoiles, mais je vous avais stipulé que ce qui s’exprime aujourd’hui est le Bidi vivant, en ultra-temporalité.
 
Donc il est impossible de trouver des mots, même approchants, qui peuvent décrire ou témoigner de cette réalité. La seule chose que je puisse dire, c’est ce que je viens de vous dire, mais aussi qu’il n’y a pas de différence entre le Libéré vivant présent dans un corps et celui qui est libre dans la liberté totale de manifestation de la conscience comme dans la a-conscience. Quand je vous dis qu’il n’y a pas de séparation réelle, malgré la présence de formes dans des dimensions données, il y a une perméabilité totale qui fait que même si vous jouez un jeu donné, comme un Archange par exemple, l’Archange porte en lui l’information universelle d’Amour-Lumière qui comprend toutes les autres consciences sans aucune exception. Quand nous vous disons ici, les Libérés vivants de tous temps, que tout est Un, ce n’est pas une vue de l’esprit ou un concept enchanteur, c’est la stricte vérité, mais vous ne pouvez le concevoir ni même le vivre, bien sûr, tant que vous êtes Libérés vivants dans un corps, même si vous avez vécu les mécanismes comme la délocalisation ou l’ultra-temporalité.
 
Je m’exprime parmi vous en ce jour, que vous pouvez nommer tel jour de votre calendrier, mais je suis en même temps dans mon corps en train de recevoir des gens, au dernier étage. Ce n’est pas avant, c’est en même temps. Si vous aviez la possibilité, ne serait-ce qu’un instant, de voir les barrières liées à votre forme disparaître, vous le verriez avec la même évidence que je le vis. La langue n’est plus un problème, aucune distance ni aucun calendrier ne peut empêcher cela. Ce que vous nommez Étoiles, Anciens, comme vous le savez peut-être, sont en zone intermédiaire, c’est-à-dire dans un espace interdimensionnel qui n’est pas propice à la vie mais au maintien de certaines structures qui ont été établies, créées, dans les processus de l’histoire de ce monde, mais il est très difficile d’imaginer ou de penser, tant que vous n’êtes pas libres, qu’il n’y a ni temps ni espace, même si vous avez l’impression d’un déplacement. Ce n’est pas à proprement parler un déplacement tel que vous le concevez ou le vivez sur cette terre.
 
Autrement dit, l’Absolu sans corps est tous les corps, mais la conscience fragmentaire qui est celle de l’individu et de la personne ne peut en aucune manière se représenter cela. Mais même si cela était vécu, il n’y aurait pas de mots dans le vocabulaire et dans quelque langue que ce soit qui puissent approcher la Vérité. Le seul témoin qui, lui, ne change jamais, c’est la félicité, la légèreté, la Joie, quelle que soit l’occupation d’un Archange, d’un Ancien, ou d’un Archonte. Cela ne fait aucune différence, mais de votre point de vue cela est impossible. Je ne peux pas trouver de mots, ni d’images, ni de représentations qui puissent vous faire toucher cette vérité, de la même façon que le Libéré vivant avec forme, ici sur ce monde, ne peut que traduire selon son vocabulaire la même réalité qui est déjà, comme je vous l’ai dit, une forme de travestissement.
 
Au-delà de ce monde, dans la Liberté, que cela soit avec forme ou sans forme ne change strictement rien. Vous le savez d’ailleurs, cela vous a été exprimé aussi par les Archanges, à savoir que quand vous êtes libres, vous communiquez librement par des milliards de canaux dans le même espace-temps qui n’en est pas un. Vous voyez la difficulté de traduire cela, c’est pourtant quelque chose de totalement naturel, aussi, au-delà de ce monde, et d’ailleurs, pour le Libéré vivant, il n’y a aucune différence que le corps soit encore ici présent ou qu’il y ait ce que vous nommez la disparition du corps. Que cela soit par l’Ascension, par la transsubstantiation ou par la mort, ça ne change rien, il n’y a plus de rupture, il n’y a plus de cloisonnement.
 
Donc ne cherchez pas à vous donner une idée ou une représentation de cela parce que cela vous est possible déjà, même malgré cette forme, mais il est évident que celui qui est libéré vivant en ce monde, quelle que soit son histoire antérieure, même si par exemple il envisage d’aller visiter, d’explorer dans une forme donnée certaines dimensions, certains univers, il demeure absolu avec et sans forme puisque, je vous le rappelle, vous êtes antérieurs à la conscience. Alors ce n’est pas la peine de nommer, de dire « Absolu », de dire « Dieu », de dire « la Source », parce que réellement et concrètement, pour la conscience libre, quelle que soit sa terre d’élection, c’est-à-dire d’origine, en quelque dimension que ce soit, cela ne fait aucune différence.
 
Vous êtes trop, et nous sommes tous habitués en ce monde à l’identité du corps, à l’identité de la forme, à nommer les formes, à les rendre intelligibles, à les rendre conceptualisables, mais tout ça ce sont des artefacts, si je peux dire. La vraie réalité, c’est qu’il n’y a que une conscience s’exprimant des milliards de fois de façon différente. Le Christ avait dit : « Ce que vous faites au plus petit d’entre vous, c’est à moi que vous le faites. » C’était la stricte vérité que vous éprouverez et vivrez au-delà de ce monde, quelle que soit votre forme apparente, quel que soit ce que vous explorez. Vous êtes, dans le même instant, l’ensemble des consciences, l’ensemble des mondes, l’ensemble des univers, l’ensemble des dimensions, l’ensemble des Mères généticiennes, et l’ensemble des Archontes. Seul le cloisonnement vous empêche de réaliser de manière complète et autonome cela, tant que vous êtes dans cette forme dense, mais le témoignage de la Joie, de la béatitude, de l’extase, de cet état naturel, est exactement le même que vous ayez un corps, même le plus lourd comme celui-là, que le corps le plus éthéré.
 
Mais cela, ce n’est pas compréhensible, ça ne peut être représenté en aucune manière tant que vous avez ce corps dense. Il ne fait aucune différence de se prélasser dans la Source, d’explorer ou de créer un monde dans telle dimension, ou que de se situer en amont, si je peux dire, de la manifestation de la conscience. Vous avez d’ailleurs d’innombrables témoignages de frères et de sœurs humains qui lors d’une expérience mystique, d’une expérience hors du corps, vous décrivent ce fait de tout connaître, tout savoir, tout comprendre. Il n’y a plus de cerveau donc il n’y a plus de filtres. Hors de ce corps et de ses structures enfermantes, il n’y a aucune différence entre être Métatron, un Archange, la Source, l’Absolu, une Mère généticienne et un Archonte, mais je n’ai aucun mot pour vous faire évoquer cela. Là aussi, plus d’ailleurs qu’en ce monde, le vécu est irremplaçable, le vécu et l’instant présent, quelles que soient la forme ou la dimension. La même Joie, le même état naturel, le même Amour, seules la forme, l’apparence, la projection, changent, mais pas la Vérité.
 
Quand nous sommes incarnés, tant que nous ne sommes pas libres, nous avons tous tellement l’habitude de fonctionner dans une forme que la première chose que j’ai enseignée, il y a fort longtemps, c’était l’identification au corps qui bloque tout, qui vous empêche d’être libres ; ce n’est même pas le mental, ni les croyances. Disons que le mental, les croyances, bouchent un peu l’horizon, alors que l’identification au corps dense, à l’histoire, bloque tout ce qui est la Vérité. Toutes les vérités qui sont vécues tant que vous n’êtes pas libres ne sont que relatives. Comme l’avait expliqué de manière parfaite l’Archange Anaël, il n’y a qu’une Vérité absolue, il y a une infinité de vérités relatives.
 
Voilà ce que je peux en dire mais cela restera des mots parce que ce corps, même si vous n’y êtes plus identifiés, est un obstacle du fait des habitudes, du fait des croyances, qui ne sont pas peut-être les vôtres mais celles de l’ensemble des rêveurs. C’est pour ça qu’il y avait, voilà de nombreuses années, un quota ou un nombre limite de consciences ouvertes et libres pour permettre de faire cesser le rêve collectif. C’est ça le processus de la Libération ; c’est pas la destruction d’un monde, ça ne veut rien dire, c’est la destruction du rêve, du cauchemar, vous réveiller, vous retrouver. Mais vous le dire de cette façon ne vous fait pas bouger d’un pouce tant que vous ne l’avez pas vécu, et même si vous l’avez vécu, je vous mets au défi de trouver des mots pour expliquer réellement ce qui se passe. C’est impossible, c’est intraduisible par des mots, c’est traduisible par radiance, par radiance d’Amour, par information pure, mais aucunement par des concepts et encore moins au travers d’un cerveau, même du cœur ouvert, élevé.
 
Quel que soit ce qu’il vous a été donné de vivre au moment des Noces, au moment de la libération de la Terre, ce n’était qu’un entre-aperçu de la Vérité, mais le fil directeur sera toujours l’Amour, la Lumière, le Vrai, le naturel ‒ qui pour vous n’est absolument pas naturel tant que vous n’êtes pas libérés, tant que vous êtes identifiés au corps, à votre histoire, à vos habitudes quelles qu’elles soient. N’oubliez pas que le jeu sur cette terre est enfermé.
 
C’est l’histoire de la prison, comme l’oiseau qui est né en cage et qui n’imagine pas qu’il peut sortir de la cage, même si vous ouvrez la porte. Il ne connaît pas l’extérieur qui est la Vérité, nous non plus tant que nous ne sommes pas libres en incarnation. Vouloir se le représenter vous met dans un objectif, vous met dans une attente, c’est pour ça que nous insistons, et depuis de nombreuses années, les uns et les autres, sur l’Ici et Maintenant dans ce corps. Vous n’avez plus besoin de preuves extérieures puisque vous êtes de retour en vous.
 
La solution elle est là. Vous ne pourrez jamais, même si vous connaissez toutes les histoires de la terre ou des mondes, tant que vous êtes dans cette forme, même libérés vivants, vivre la vérité du sans-forme. C’est pour ça que j’avais fait cette distinction entre le Libéré vivant, ou avec corps, et le Libéré sans corps, mais fondamentalement, c’est la même chose dès que vous n’avez plus ce corps ‒ de manière définitive, bien sûr, pas par expérience, de délocalisation par exemple, mais dès que vous n’avez plus la possibilité de réintégrer un corps carboné, vous le vivez à chaque minute.
 
C’est pour ça que le plus important est seulement et exclusivement de vivre le Cœur du Cœur, tout le reste ne sont que des bavardages, des supputations, des illusions. Vous n’avez pas besoin de ça pour être libres, vous n’avez besoin que de vous retrouver, de faire retour au centre, de cesser de projeter la conscience tout en poursuivant votre vie jusqu’aux dernières minutes de votre vie, ne rien refuser. Réfuter et refuser n’ont rien à voir.
 
La seule porte de sortie, comme cela vous a été énoncé tant de fois, est le Cœur. Je vous rappelle que dans les structures éphémères nommées chakras, dans le chakra coronal vous avez l’image du cœur. Pour quelle raison d’après vous ? Parce que la tête sans le cœur ne conduit pas à la Vérité. Le cœur est présent dans chaque chakra mais de façon privilégiée au niveau du coronal, du sahasrara. Autrement, sans le cœur, il n’existe aucune liberté, je dis bien aucune. Je ne parle pas de la liberté d’aller et venir en ce monde ou d’acheter ce que vous voulez, je parle de la liberté de qui vous êtes et pas de qui vous jouez ; c’est une fausse liberté.
 
Même si vous aviez toutes les possibilités, financières, techniques, de faire ce qu’il vous plaît au sein de ce monde en totalité, vous vous lasseriez très vite car il vous manquerait l’essentiel. C’est en ce sens d’ailleurs qu’il existe une forme de travestissement dans la spiritualité de ceux qui s’arrêtent au niveau de l’âme, au niveau du Soi, parce qu’ils sont persuadés d’être arrivés. Là viennent tous ces pseudo-maîtres, tous ces gourous en robe jaune, ou blanche, ou d’une autre couleur, tout vient de ces illusions-là que vous nommez le new-âge, le nouvel âge qui arriverait, soi-disant.
 
Et même certains Anciens, incarnés voilà de nombreuses années, ont été aussi abusés parce que c’est inconcevable que vous soyez toutes les consciences et toutes les dimensions, et que vous soyez antérieurs à la Lumière. C’est strictement inconcevable, même pour un maître, sans ça il ne serait plus maître. Le Christ vous l’a dit, ça a été répété par nombre d’Anciens : « Vous êtes sur ce monde mais vous n’êtes pas de ce monde ». Votre corps, oui, est fait de ce monde, mais de là à dire que votre Esprit est relié à ce monde, c’est faux. Ce corps, cette âme, ce médium qu’est l’âme, sont affiliés, même dans votre structure génétique, à Sirius, mais pas votre Esprit.
 
Ce que vous avez nommé les Mères généticiennes, sont des créateurs d’expériences, de formes, libres. Ne vous surchargez pas la conscience, le mental, les émotions de cela, restez alignés sur le Cœur, l’Amour, la Lumière. Tout le reste sans aucune exception, même les religions les plus abouties ne sont que des passe-temps, des jeux. Alors bien sûr, comme le Commandeur vous l’a à plusieurs reprises énoncé, il y a d’autres scènes de jeux qui ont besoin de se retrouver aussi, mais quand vous êtes le Cœur, même au travers de cette forme, vous êtes omniscients. Vous savez, parce que vous le vivez, qu’il n’y a ni temps, ni espace, ni dimensions, y a pas de place pour cela dans la Vérité, quels que soient les jeux de la conscience, qui sont libres.
 
C’est justement parce qu’il y a ce que vous êtes, cet état naturel, que le jeu de la conscience est possible dans quelque dimension que ce soit. Vous changez librement de plateau de jeu, mais vous savez en permanence que vous n’êtes aucun jeu ni aucune forme. Même si vous jouez dans une forme donnée, dans une fonction donnée, c’est un jeu. Je peux pas trouver de meilleurs mots qui s’approchent de cette Vérité. Alors bien sûr, quand on vous parle de jeu et au travers de ce que nous vivons sur terre, le jeu est un peu amer, mais quand vous le verrez au-delà de cette forme et de ce monde, vous ne pourrez dire que la même chose : c’est un jeu.
 
Je pense que Osho, à part la fainéantise, vous a parlé aussi de la légèreté, que rien ne peut être sérieux. Le sérieux appartient à l’ego, il appartient aussi aux règles de fonctionnement au sein d’un rêve commun. Quand vous jouez à un jeu, vous respectez les règles du jeu, mais si le jeu est faussé, il vous faut retrouver la Vérité, si les dés sont pipés, s’il y a des tricheurs. Tout est fait pour que vous oubliiez que vous êtes dans un jeu, et ça a très bien fonctionné. Il reste à rompre les habitudes, je parle même pas de votre histoire, mais l’habitude à la forme limitée.
 
Tout, dans ce monde où nous avons posé nos pieds, est supercherie. Seule la Vie est Vérité, et à partir de là, c’est là que le « Je suis » n’est pas la finalité. C’est un obstacle, même s’il faut le trouver, même si après on vous a parlé du sacrifice, parce que même dans cet état du Soi, vous rêvez. C’est ce qui s’est passé avec tous ces maîtres depuis le début du XXème siècle, qui se sont crus arrivés et qui ont voulu gérer l’âme à travers des enseignements ‒ mais ils ne connaissent pas l’Esprit, pour eux aussi d’ailleurs.
 
Nous avons pu dire, les uns et les autres : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Ils sont limités, quelle que soit leur emphase, quel que soit leur habillement, quels que soient ces enseignements, superflus, qui ont été donnés sur les rayons, sur l’âme. Connaître l’âme ne vous fait pas vivre l’Esprit, bien au contraire, puisque l’âme ici sur cette terre est attractée vers la matière. L’âme sert de justification à ce monde, c’est même plus l’enfermement, c’est l’âme elle-même, collective humaine, qui s’est laissée piéger, ce qui avait été nommé, je crois, le système de contrôle du mental humain.
 
Vous êtes toujours persuadés que les méchants garçons agissent ; non, ils jouent leur rôle, ils n’ont pas besoin de réfléchir. Ils pensent que la table de jeu est la seule réalité, sincèrement ils le pensent. Penser cela prouve simplement une méconnaissance totale de l’Esprit, et même parmi les Anciens, je ne parle pas des walk-in, les Anciens qui vous parlent, quand ils étaient incarnés, ils ont entre-aperçu la Vérité mais ils étaient incapables de la vivre. Donc c’est pour cela que je vous dis, ne tenez compte d’aucune parole, d’aucun maître, vivez-le mais n’acceptez rien. Il ne sert à rien de suivre le Christ si dans votre vie éphémère, il existe le moindre iota de non-Amour ; vous ne ferez que renforcer les religions et l’enfermement. C’est pareil où que vous tourniez votre regard, même dans l’hindouisme.
 
Il vous faut vous réveiller, pas par la réfutation ni par l’Onde de Vie aujourd’hui, ni par le Canal Marial, par l’Accueil inconditionné et inconditionnel. Ne cherchez pas à comprendre l’Accueil. Ne cherchez pas à comprendre la fainéantise, ne mettez pas de concepts dessus, vivez-le. Le vivre ne veut pas dire le chercher, c’est faire silence, je ne vais pas revenir là-dessus. Être rien c’est être tout, être ni ceci ni cela vous conduit, bien sûr, à la transcendance de « ni ceci ni cela » qui est aussi « ceci et cela ». Rien n’est exclu, il y a juste un oubli. Vous avez oublié que vous jouez parce que ce corps souffre, résiste, c’est sa nature, même si vous n’avez pas de croyances. Le niveau de densité sur cette terre est tel, le rêve est tel, que pour la majorité des humains, il n’y a que des croyances ‒ en le paradis avec des vierges, en la rencontre avec Krishna, en d’autres mondes ‒, mais ça, ce sont des concepts. Il faut maintenant être dans l’essentialité, il faut dépouiller, il faut élaguer, non pas par une action mais en restant tranquilles, fainéants, dans l’Accueil.
 
Vous avez beaucoup plus de chance de vous retrouver dans la nature qu’en m’écoutant, par contre vous pouvez vivre ce que je dis au-delà des mots, sans rien comprendre, je l’ai toujours dit. Alors dans la nature, bien sûr, il y a des peuples, il y a des entités, mais il y a aussi la Liberté, indépendamment de toute entité, surtout dans les forêts. Vous n’aurez ça dans aucun temple, vous n’aurez ça auprès d’aucun saint, vivant ou mort. Il est temps de rentrer dans la vraie Vie ; la vraie Vie n’est pas dans les livres ni dans la fréquentation des saints, ou d’un être supposé. Alors cela a été dit de façon poétique par nos sœurs Étoiles, certaines d’entre elles qui avaient les mots, les phrases qui correspondent à cela, mais vous n’avez plus besoin de ça, c’est dépassé. Faites le silence dans la nature, sans but, sans objectif, posez-vous, accueillez. Et vous verrez, vous le vivrez. Y a pas de rituel, y a pas de façon de procéder, il vous faut être, là aussi, dans la spontanéité de l’Accueil, vous n’avez besoin de rien d’autre aujourd’hui.
 
Laissez tomber tous les fatras des religions, des énergies, des vibrations, tous les fatras de la conscience en ce monde, c’est la seule façon de vous retrouver dans la conscience libérée. Il ne faut, autrement dit, ne plus vous appuyer sur rien, se placer et se retrouver dans le saint des saints. Pour le reste, continuez à vivre, soyez la Vie, vivez les expériences qui vous sont proposées mais ne les recherchez pas, accueillez là-aussi ce qu’il se produit mais ne projetez rien pour créer quelque chose. La cocréation nommée « consciente », l’Androgynat primordial, tous ces mots qui vous ont été véhiculés sont à vivre et non pas à thésauriser. Le meilleur marqueur, cela a été dit et répété de toutes les façons possibles, le Commandeur vous a dit : « la peur ou l’Amour », moi je dirais beaucoup plus simplement : « la Joie ou pas la Joie », parce que l’Amour est Joie, la Lumière est Joie, la Lumière est Amour. Cet Amour-là ne dépend d’aucune contingence, d’aucun corps, d’aucune forme, d’aucune histoire, d’aucune dévotion. Il vous faut oser. Osez être téméraires, osez et laissez venir à vous l’Inconnu.
 
Vous êtes, pour la plupart, sidérés par des croyances, sidérés par la mort, sidérés par la fin, mais vivez votre fin maintenant, vous n’avez pas besoin d’attendre le collectif, soyez libres dès à présent. Respectez votre vie, vos obligations, cela ne peut être aucunement un frein, quoi que vous en pensiez. La souffrance, les obligations même contraignantes sont exactement ce qu’il vous faut pour chacun pour vous retrouver. C’est ça aussi l’Accueil, même si vous ne le comprenez pas ; vous ne pouvez pas le comprendre, c’est impossible, vous ne pouvez que le vivre. Ne mettez pas de préalables ou de suppositions en avant, sans ça vous vous éloignez de l’instant présent. Dès qu’il y a un concept, dès qu’il vous semble exister un prérequis, de santé, de position, d’absence de bruit, de silence, mais vous vous trompez. Y a aucune condition préalable, surtout aujourd’hui.
 
C’est cela qui est fondamental, je dirais même plus qu’essentiel, de tout ce que vous avez ingurgité, de tout ce que vous avez pu vivre dans votre vie ; que cela soit avant, ou plus récemment, ou hier, n’y tenez pas, lâchez, soyez disponibles. Ne conceptualisez rien, ne pensez pas à demain, pensez à demain pour ce que vous aurez à faire dans votre vie, ordinaire, quotidienne, prévoyez à ce niveau-là, oui, c’est obligatoire. Vous n’avez rien à fuir si ce n’est vous-mêmes dans vos concepts et vos idées. Aujourd’hui, il n’y a strictement rien qui vous empêche d’être dans cet état naturel. Je vous l’ai dit, la libération était possible avant, que cela soit par l’Onde de Vie, par les vibrations, par le Canal Marial, pourquoi pas par des peuples de la nature, et je ne vous demande pas d’arrêter, il faut vivre les relations qui sont à vivre, mais ne mettez pas dessus un but ou un objectif. Le but et l’objectif, c’est vous, ne le voyez pas à l’extérieur ; le Christ, il est en vous, même si historiquement il a existé. 
 
Ça c’est un changement de point de vue radical parce que la conscience, aujourd’hui, est vibration en totalité, or la conscience va suivre aussi ce à quoi vous pensez, ce à quoi vous croyez, afin de manifester sur l’écran de votre éphémère vos peurs, vos projections, vos croyances, vos idéaux, vos rêves d’évolution. Mais faites cesser tout ça. Vivez votre vie ordinairement, profitez de vos rencontres entre vous ou avec la nature, mais ne mettez pas de but là-dessus. Le but, si tant est qu’il y ait un but, c’est uniquement seul à seul.
 
Tout le reste aujourd’hui, à partir d’aujourd’hui, vous éloigne de la Vérité, ça vous en a approché par la vibration, par les Portes, par les Étoiles, par les expériences de la conscience, mais aujourd’hui ça suffit. Et si vous n’avez rien vécu, tant mieux, vous êtes vierges. Et d’ailleurs ça a été répété : « Les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers », parce qu’il n’y a pas d’a priori chez celui qui ne croit en rien, celui qui ne croit que ce qu’il voit, que ce qu’il vit dans sa simplicité la plus élémentaire, avec ses joies et ses peines ordinaires. Celui-là est plus susceptible de se découvrir que celui qui a entassé des connaissances, des expériences.
 
Les expériences sont utiles, mais elles ne seront jamais une finalité de quoi que ce soit. Acceptez qu’il n’y a pas de finalité, même dans la fin de votre vie ou de ce monde ; ça change rien. Est-ce que quand vous dormez, vous vous préoccupez de ce monde, de votre corps ou de quoi que ce soit ? Où vous étiez quand vous dormiez ? Où êtes-vous quand vous disparaissez ? Vous n’avez pas besoin de le voir, vous le vivez, par contre les effets se constatent dans l’ordinaire. Si vous ne constatez rien dans l’ordinaire de votre vie, sur votre humeur, sur votre façon de parler, sur votre légèreté, cela veut dire que ce que vous vivez est faux, c’est une projection. Le temps des projections s’achève, la Lumière est de partout. Je crois que les Anciens vous ont parlé d’une succession d’évènements, vous les vivez en ce moment même, en vous comme partout où vous regardez. Bien sûr, il y aura toujours des frères et des sœurs dans le déni pour qui il ne se passe rien.
 
Retrouvez-vous, vous n’avez pas besoin de supports, vous n’avez pas besoin de rêver, vous n’avez pas besoin d’un plan, d’un projet, d’une quelconque évolution. Acceptez que vous êtes parfaits, pas dans la personne mais dans ce que vous êtes en esprit et en vérité, c’est tout, et laissez le reste se dérouler. Soyez fainéants, agissez dans votre vie selon vos obligations. Je vous signale d’ailleurs que dans ce que j’ai vécu, comme chacun de vous ayant commencé à vivre l’Éveil, j’ai envisagé de quitter femme, enfants et profession, bien sûr, de me retirer comme un saint, mais c’est fallacieux tout ça, c’est des alibis de l’ego et du Soi. Vous devez être pleinement présents, même à votre souffrance, même à vos difficultés, même à toutes les joies éphémères, vous n’avez à vous priver de rien.
 
Si vous acceptez aujourd’hui cette vérité essentielle, si vous êtes dans l’observateur, vous voyez bien que le questionnement : « Qu’est-ce que ceci, à quoi ça sert ? », ce questionnement incessant, vous ne pouvez pas le chasser, il va se renforcer. Laissez-le passer, ne vous occupez pas des résultats. Soyez pleinement présents à vous-mêmes dans l’éternel présent, ça suffit amplement. Et si vous avez l’impression, ou si réellement vous ne vivez pas le fait de vous retrouver, vous n’êtes pas dans l’instant présent, quoi que vous en disiez. Il suffit pas de fermer les yeux, de faire le silence, d’éliminer les bruits, les mouvements, pour être dans l’instant présent.
 
Si vous êtes dans l’instant présent, quoi que vous ayez vécu ou non au niveau des Portes, des Étoiles, des énergies, des vibrations, si vous vous immergez réellement dans l’instant présent, vous êtes libres instantanément, et vous le voyez autour de vous. Autrement dit, vous avez plus de possibilité aujourd’hui d’être libérés en faisant la vaisselle qu’en priant ou qu’en méditant. Les Théophanies, tel que ça a été nommé, elles sont accessibles en permanence, et pourtant combien parmi vous continuent à lutter, à essayer de comprendre ? « Cherchez le Royaume des Cieux qui est au dedans de vous. » Étant en dedans de vous, vous n’avez pas à le chercher, vous savez où il est, et là, ce dont je parle est localisé, anatomiquement, énergétiquement, vibratoirement. C’est pas le cœur de la tête, c’est pour ça que cette expression a été choisie : « Cœur du Cœur ». C’est pas pour faire joli, c’était en prévision que la pensée, l’énergie est dirigée par vos propres pensées.
 
Comment voulez-vous être libres si vous pensez en permanence : « Est-ce que je suis libre, est-ce que je suis en paix » ? Occupez-vous de ce que vous avez à résoudre réellement et concrètement en ce monde, mais ce que vous êtes n’a pas à être résolu, il a à être retrouvé, c’est profondément différent.
 
Mais bon, je crois que dans le scénario chronologique qui vous a été communiqué de la fin du Kali Yuga, vous passerez tous par cette Porte étroite, il n’y a pas d’autre possibilité, mais ne vous engagez pas vers plus de poids, vers plus d’épreuves, vers plus d’expériences. Vous aurez tout le temps, vous aurez l’Éternité pour vivre toutes les expériences, comme l’absence d’expérience.
 
Aujourd’hui il est réellement crucial, essentiel, vital, de se placer dans le Cœur. Je vous demande pas de comprendre ce que ça veut dire « être dans le Cœur » puisque la conscience va suivre votre pensée, même si vous ne savez pas ce que veut dire « se placer dans le Cœur ». Vous n’avez pas besoin de le savoir, vous ne pouvez que de le vivre, vous n’avez pas besoin d’explications ni de compréhension. Et si cela vous semble compliqué, difficile, ardu, c’est tout simplement parce que le poids des habitudes ne vous permet pas d’être installés en totalité dans l’éternel présent. Il n’y a aucun obstacle à part vous-mêmes.
 
Ne dépendez surtout pas, dans cette période, de ce qui a été appelé « la fin des temps » parce que vous vous mettez en distance, vous vous désaxez. Il y a suffisamment de signes, suffisamment de preuves pour celui qui veut voir, pour ne plus être intéressé à ça mais bien plutôt à ce qui est vital, essentiel. N’attendez pas l’Appel de Marie ou je ne sais quoi.
 
Vous avez autant de chance de vous retrouver, comme je l’ai dit, en faisant la vaisselle, en vous promenant dans la nature, en m’écoutant et en dormant, même si vous n’avez rien retenu ni rien compris ‒ c’est encore mieux. Je ne m’adresse pas à ce qui m’écoute, je m’adresse à ce qui m’entend au-delà de l’écoute, au-delà de votre personne. D’ailleurs si vous essayez de mettre votre personne, et vous le verrez encore de façon plus nette lors de l’entretien suivant, vous risquez d’avoir mal à la tête plutôt qu’avoir le Feu du Cœur, comme vous le nommez. C’est l’un ou l’autre.
 
La Liberté n’est pas compliquée aujourd’hui, la Libération encore moins, mais regardez ce que vous nourrissez en esprit. Je parle pas de votre quotidien mais dans vos cogitations. Regardez clairement, jouez l’observateur. Qu’est-ce que vous cherchez ? L’expérience ou la Liberté ? Cherchez la Liberté, les expériences vous seront offertes après.
 
Nous pouvons continuer.
 
Il n’y a plus de questions écrites et nous sommes arrivés au terme du temps imparti. 
 
Alors je veux simplement vous communiquer la chose suivante : en ce qui concerne le prochain entretien, je vous conseille, même si vous n’avez pas d’idées aujourd’hui, que chacun de vous présent exprime une question, même en disant « je n’ai pas de question ». Je ne vous demande pas des questions personnelles, je ne vous demande pas des questions concernant vos bobos, ni l’historique de ce monde ou votre historique à vous. Au prochain entretien, laissez la spontanéité s’exprimer, ne préparez rien, contrairement à cet entretien. Osez. Osez dire simplement : « Je n’ai pas envie de poser de question », mais ne me dites pas tous ça parce que pour chacun de vous, vous aurez la réponse qui vous correspond, et il y aura autant de réponses différentes que vous êtes d’individus présents, parce que les réponses seront adaptées. Bien sûr, ceux qui écouteront, ceux qui liront, pourront se retrouver dans certaines des questions, c’est une réponse qui n’est plus collective mais qui sera au plus intime afin d’ébranler vos dernières postures, de vous mettre à nu, et surtout dans la Joie, en vous reconnaissant. Je ne peux rien faire de l’extérieur tant que vous ne m’avez pas accueilli en vous parce que je suis vous, chacun de vous, vous le verrez demain, vous le vivrez.
 
Alors Bidi va se taire, et je vous dis donc, à la suite.

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