Entretiens de Juillet 2017 / 09 – OSHO

Note Importante

Pour des raisons pédagogiques, il est impératif de lire les textes dans l’ordre,
plus précisément à partir d’Eriane.


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ENTRETIENS DE JUILLET 2017

OSHO

Je suis Osho, et je suis en joie d’être parmi vous.

… Silence…

J’accueille chacun de vous dans le silence de mon cœur et dans la danse de l’Éternité.

Oh, je ne suis pas venu vous faire de grands discours. Je suis venu vous parler très très concrètement et pratiquement d’un certain nombre d’éléments qui vous ont été communiqués depuis de nombreux mois, mais adaptés plus spécifiquement à cette période qui se vit sur la terre.

L’Archange Anaël lui-même, d’ailleurs, et je partirai de là, vous a parlé, je crois, d’accepter et d’acceptation. Je dirais que l’acceptation est la conséquence logique de l’ici et maintenant, car quand vous êtes ici et maintenant, vous ne dépendez de rien, ni du passé, ni d’un raisonnement, ni d’une émotion, ni d’une réaction, ni d’une anticipation. L’acceptation est l’ici et maintenant, et débouche bien sûr sur l’Amour inconditionnel, même au sein de la personne. Il n’y a aucune place pour l’exclusion dans l’ici et maintenant et dans l’acceptation. C’est ainsi que la transparence peut le plus se manifester, se vivre et œuvrer en vous.

En général, l’acceptation survient quand vous comprenez les tenants et les aboutissants de quelque situation que ce soit. L’acceptation qu’a évoquée l’Archange Anaël, et que je vais mettre en pratique pour vous, c’est que tout ce qui se présente sur l’écran de votre conscience n’étant pas la Vérité, étant inversé, falsifié, modifié, amputé, cela étant faux, il n’y a aucune raison de s’en occuper, n’est-ce pas ? S’occuper de son corps, oui, s’occuper de sa santé, oui, s’occuper de ses proches, oui, mais le processus de l’acceptation, en l’ici et maintenant, quand le cœur est là, tout est vécu avec la même intensité et le même bonheur.

C’est justement le refus ou l’adhésion qui vous fige et vous bloque. Il vous faut effectivement être mobiles, et là, je parle de votre conscience. Cette mobilité se fait dans le silence et dans l’immobilité du corps, c’est la danse de l’Esprit. Alors vous avez employé des mots, des concepts, il vous faut aujourd’hui les vivre, complètement. Faites l’expérience. Essayez, face à quelque chose qui vous déroute, auquel vous vous opposez, que vous rejetez, de l’accepter, même si cela semble intolérable pour votre personne. Surtout quand c’est intolérable, et surtout, je dirais, dans votre cercle quotidien. Nous ne sommes pas ici dans des concepts, nous ne sommes pas ici dans des idées, des pensées, mais nous sommes dans la réalité de votre vécu.

Si vous voulez être légers, si vous ne voulez pas être affectés par quelque résistance que ce soit, si vous ne voulez pas voir s’occulter vos sens ou se manifester de façon importante vos vaisseaux, vos cœurs, vos cerveaux, alors il vous faut être légers. La légèreté, la disponibilité, résultent d’un emplacement de la conscience, cela vous le savez. Si vous avez suffisamment réfuté, si vous avez vu une parcelle même de l’Illusion, si vous avez suivi tous les processus qui étaient à vivre, même sans les vivre, simplement en les écoutant, en les lisant, même si vous n’en avez rien vécu jusqu’à aujourd’hui, je vous dis : heureux les simples d’esprit et heureux les simples en énergie et en vibration. Vous êtes les plus proches de la Vérité, aujourd’hui. Il vous suffit d’acquiescer, il vous suffit, face à quelque évènement qui survienne dans votre vie, de demeurer dans l’immobilité et le silence, afin que votre conscience danse avec évidence la danse de la Vie et suive tous les mouvements en demeurant immobile.

Rappelez-vous qu’au sein de l’Illusion, que voulez-vous défendre ? Que voulez-vous prouver au sein de l’Illusion ? Bien sûr, il y a des règles, qui sont liées à la vie elle-même, à l’organisation de la vie. Celle-ci, vous la voyez comme fausse, falsifiée, altérée, elle n’a aucune valeur. Ce qui a une valeur là-dedans, c’est la Vie, pas votre vie mais la Vie. Alors quelque part, il vous est demandé de devenir la Vie plutôt que d’être votre vie. Alors bien sûr, au niveau de votre personne, c’est intolérable, c’est même une torture. Vos habitudes elles-mêmes, comme ça a été expliqué, sont un inconvénient majeur à la Liberté intérieure, quelles que soient les habitudes. Que ce soient des habitudes spirituelles, d’ailleurs, comme les habitudes purement routinières. Cassez cela. Suivez l’évidence, la facilité. Suivez ce qui vous semble le plus léger et non pas ce que vous voulez. Pour cela, bien sûr, il ne faut rien projeter. Il ne faut pas anticiper quelque résultat que ce soit. Il faut effectivement se situer en totalité ici, dans le cœur, dans l’instant présent, dans l’acceptation, dans l’ici et maintenant.

Et cela est valable non pas seulement en tant que précepte spirituel, mais surtout, aujourd’hui, au travers des trois voies qui s’offrent à vous. Bien évidemment, vous vous en doutez, il y a une voie qui est la plus agréable, qui est la voie de la Joie, il y a une voie qui est très angoissante, surtout maintenant, qui est la voie de la souffrance, et il y a une voie très déroutante, qui est la voie des voiles, je crois ça a été appelé, c’est-à-dire le moment où les sens ne sont plus fonctionnels. À vous de choisir, si je peux dire, mais le seul choix possible et véritable, en définitive, puisque deux voies ne sont que la traduction de votre non-placement dans l’acceptation… vous n’acceptez pas. Au sein de votre personnage et de l’histoire que vous vivez, vous n’acceptez pas mari, femme, situation, fin du monde. Vous n’acceptez pas que la fin du monde n’ait pas eu lieu ou qu’elle ait lieu. Vous n’acceptez pas votre sort, votre santé.

Il faut vous accepter. Parce que c’est dès l’instant où vous vous acceptez aujourd’hui, je ne vous aurais pas dit ça de mon vivant, si vous acceptez, vous démontrez par là même que vous laissez toute la place à la Lumière et pour rien d’autre. Vous devenez légers, vous vous allégez, vous n’êtes plus enchaînés à vos habitudes, qui pourtant vous semblaient tellement élémentaires pour maintenir votre santé, votre homéostasie, votre régularité. Mais qui vous a dit que l’Amour devait être régulier ?

L’Amour, c’est être en vie, c’est accepter – sans aucune condition – tout ce qui se présente. Cela concerne la personne. Mais si vous agissez au sein de la personne, comment voulez-vous voir que vous n’êtes pas la personne ? Alors cassez tous les rythmes, cassez toutes les habitudes, faites-en l’expérience. Obéissez, non pas aux règles, aux lois que vous vous êtes fixées pour vous et qui sont là, que vous ne voyez même plus, vos automatismes, je crois ça a été appelé comme ça. Acceptez le neuf, acceptez l’imprévu, l’imprévisible, l’inattendu, et vous verrez bien ce qu’il se produit. Oubliez même nous, les Anciens, les vieux croûtons, oubliez les Archanges, oubliez tout. Soyez neufs et vierges de tout. Que votre moment de l’instant présent ne soit coloré par aucun autre moment.

« Accepter », c’est vraiment un très grand mot que vous a dit l’Archange Anaël. Parce qu’autant l’Abandon à la Lumière était difficile à expliquer, autant l’acceptation ne prête pas à discussion. Accepter ne veut pas dire se laisser marcher dessus. Accepter veut dire être vrai, et c’est dire et voir par l’expérience que quand vous acceptez, même ce qui vous semble désagréable et impossible se résoudra, pas par votre volonté mais par la Lumière elle-même. Faites-vous confiance à la Lumière que vous êtes et à la Lumière qui est là, ou faites-vous confiance à ce monde ? Faites-vous confiance à votre vie ou faites-vous confiance à la Vie ? Voyez-vous les différences ? Vivez-les. Ne vous préoccupez pas d’autre chose que cet instant présent. Oubliez la fin des temps, oubliez les élections, oubliez tout. Oublier ne veut pas dire ne pas voir, oublier ne veut pas dire être accroché par ce qu’il se déroule. Demeurez dans l’immobilité et le silence du cœur, là où la Vie se danse, là où vous êtes la Vie et où vous n’êtes plus votre vie.

Alors bien sûr, si vous ne connaissez pas et ne vivez pas le cœur, qu’est-ce que la Vie pour vous, si ce n’est votre vie ? Mais être en Vie, ce n’est pas votre vie. Être en Vie, c’est célébrer la Vie, et non pas la vôtre, avec ses inconvénients et ses avantages. C’est ne plus être identifié à quelque histoire que ce soit. C’est être disponible pour l’Amour, disponible dans l’instant, disponible à chaque instant et avoir la confiance totale en la Lumière. Parce que vous montrez par là que réellement vous passez dans le sacrifice conscient et lucide, non pas de votre personnage mais de votre conscience éphémère. Bien sûr, cela aura des traductions au niveau de votre corps, de votre vie, mais celles-ci seront un allègement. Il n’y aura pas de souffrance, il n’y aura pas de voile, il n’y aura que la possibilité de la Joie. Vous voyez, c’est simple. Mais êtes-vous capables d’accepter ? Comme j’ai accepté d’ailleurs, dans ma dernière incarnation, qu’on m’empoisonne, avec des radiations. J’aurais pu très bien ne pas me coucher dans ce lit. J’ai accepté. Et si vous saviez le bonheur que ce fut.

Ainsi est la fin. La fin est Liberté, la mort est le vrai commencement. Ici, vous êtes morts, totalement morts. Vous êtes amputés, non pas de 10%, mais de 90% de ce que vous êtes. Nous sommes enfermés dans des formes. Nous ne pouvons pas échapper à cette forme comme dans les mondes libres, nous sommes obligés de jouer le jeu sans rien comprendre, en appliquant les lois de ce monde et les fausses lois de la spiritualité. Êtes-vous la Vie ? Voulez-vous être la Vie ? Alors, oubliez-vous. Acceptez et vous verrez bien. J’assurerai le service après-vente, si nous en avons l’occasion.

Mais comme disait votre ami Bidi, et le mien aussi d’ailleurs, c’est très simple, vous n’êtes pas cette personne. Ne jouez pas le jeu de la personne, jouez le jeu de l’Éternité. C’est d’ailleurs pour ça que de mon vivant je créais toujours des cérémoniels pour casser la routine. J’étais, comment dites-vous ? D’ailleurs les Anciens m’appellent comme ça, l’excentrique. Quelle est la meilleure façon de casser les codes de l’enfermement que d’être excentrique, ne pas suivre la mode, ne pas suivre son voisin, ne suivre personne ? Se laisser porter par la Vie ne veut pas dire ne pas être responsable, mais justement, être totalement responsable. Parce que dans la responsabilité, où il n’y a pas de règles intérieurement, où il n’y a pas d’habitudes, vous êtes disponibles. Vous avez accepté. La Joie ne peut sortir que de là. Toutes les autres joies, et vos expériences vous l’ont montré, ne durent pas. Un jour vous êtes en joie, vous faites l’expérience de la Grâce, et puis un jour ça disparaît.

Quand j’étais incarné, j’ai dit que rien ne pouvait être figé, tout doit changer, tout est changement, tout est mouvement. Mais pour vivre ce mouvement parfait de la Vie, il vous faut être immobiles au sein de la personne, ne pas avoir de projet. Bien sûr que vous pouvez avoir un projet, mais établissez votre projet, votre rendez-vous, et oubliez-le. Ne fixez pas votre conscience sur un objectif. Pour un objectif matériel, oui, pour vos vacances, pour des études, pour ce que vous voulez, mais pas pour ce que vous êtes, sans ça vous serez soumis à ce que vous avez créé.

À l’heure où la cocréation consciente du Féminin sacré s’exprime de plus en plus, à l’heure où la Vérité éclate sous vos yeux, pour vous comme pour chacun, retenez que le plus sage et le plus simple c’est d’accepter. Alors bien sûr, chacun est différent devant ce qu’il se déroule, et d’ailleurs, ça a été expliqué parfaitement, il y a trois voies. C’est des voies temporaires, c’est des chemins que vous empruntez depuis un point à un autre, qui est le point qui va de aujourd’hui ou les jours qui viennent de s’écouler jusqu’à la fin de votre mois de juillet.

Accepter, c’est la meilleure chose que vous puissiez décider pour vivre la Liberté. Encore une fois, accepter ne veut pas dire négliger les besoins quels qu’ils soient mais les prendre avec légèreté, et permet de recadrer vraiment cet instant présent, cet ici et maintenant.

N’oubliez pas de prendre du bon temps pour votre personne. Ce bon temps n’est pas nécessairement du plaisir. Prenez du temps surtout pour ne rien faire, pour être fainéants. Non pas pour méditer ou vous aligner, même si c’est encore utile, si je peux dire, mais la chose la plus utile aujourd’hui, c’est la fainéantise. Ah bien sûr, y en a qui vont se dresser contre ces mots. Quel manque de responsabilité ! Eh non, c’est la plus grande des responsabilités que d’être fainéant. Être fainéant ne veut pas dire être oisif. Être fainéant veut dire simplement être ici et maintenant. Parce qu’il n’y a rien à faire, en définitive, ce que vous êtes est déjà parfait. C’est votre personne qui est imparfaite. Alors voulez-vous améliorer votre personne, votre histoire, votre personnage, ou être en Vie, vivre la Vie plutôt que votre vie, qui apporte toutes les satisfactions bien plus que tout ce que vous pouvez conquérir en ce monde ? Vérifiez-le.

Tout est amusement, tout est jeu, même la souffrance. Bien sûr, du point de vue de la personne, je conçois que vous ne puissiez pas être d’accord, et c’est évident, et je n’attendais pas à ce que vous soyez d’accord au sein de votre personne, mais votre éternité, elle, est d’accord. Alors bien sûr, nombre d’entre vous sont passés par des disparitions, par des délocalisations, et maintenant par la voie du voile, par la voie de la souffrance. Vous n’en avez pas marre de jouer au jeu de ce monde ?

Vous savez, je suis un révolutionnaire. Et maintenant que les conditions sont propices, ne comptez pas sur moi pour vous parler des Éléments que je représente. Je suis venu vous insuffler la soif de la Liberté. Vous voulez être libres ? Il n’y a aucune liberté possible en ce monde, vous le savez. Vous êtes de plus en plus enfermés, de plus en plus contrôlés. Où voulez-vous vous échapper ? Dans une grotte à l’autre bout sur une île ? Non, échappez-vous à l’intérieur de vous, puisque tout est en vous. Vérifiez-le, soyez fainéants, acceptez. HIC et NUNC. Soyez légers. Alors bien sûr il y a des obligations, mais rien ne vous empêche d’être légers. L’obligation ne doit pas vous rendre lourds. Ces obligations, d’ailleurs, vous le voyez, sont en train de se limiter à une peau de chagrin. En tout cas, vous en Occident, vous avez encore à manger, vous avez encore votre confort. Profitez-en bien.

Soyez fainéants, l’acceptation viendra toute seule. Occupez-vous de ce qu’il y a à faire, mais même en vous occupant, ne soyez pas sérieux. Soyez légers, soyez gais, même si les circonstances ne sont pas du tout gaies – et surtout si elles ne sont pas gaies. Parce que si vous refusez, ça veut dire que vous refusez la Vie. Rendez-vous compte, vous parlez d’Amour, vous vibrez, et puis certains d’entre vous refusent leur vie parce qu’ils attendent la fin, parce qu’ils ont peur de demain, parce qu’ils ont des soucis dans leur couple, parce qu’ils ont des soucis avec leurs enfants. Soyez légers, il n’y a pas d’autre possibilité que la légèreté. Soit vous êtes denses, soit vous êtes légers. Soit votre âme existe et elle vous tirera de plus en plus vers la matière, soit elle s’est retournée et elle vous allège de plus en plus. C’est un mécanisme qui est purement mécanique. C’est pas quantique, c’est pas de la conscience, c’est la vérité.

Et d’ailleurs, ceux qui sont en joie, vous le voyez, ils deviennent légers. Ils sont légers, insouciants, même s’ils ont, et surtout s’ils ont des soucis à régler. L’insouciance permet de régler les soucis. Cette insouciance-là, c’est l’acceptation, c’est l’ici et maintenant, il n’y a pas d’autre liberté. Si vous prétendez et prétextez vouloir être libres par la fin du monde, vous vous trompez lourdement. Vous serez libérés, c’est sûr. C’est un acquis, une certitude, mais je vous rappelle qu’il y a quand même quelques petits troubles à passer. Alors soyez légers maintenant que les troubles ne sont pas encore là, ou qu’ils ne concernent que votre personne, votre corps, votre vie. Soyez la Vie, totalement et entièrement, sans scrupules, sans remords. Allégez-vous. Alléger ne veut pas dire se couper de ce qui vous alourdit, fût-ce un mari ou une femme le plus odieux qui soit, fût-ce un enfant le plus difficile, fût-ce une condition sociale terrible ou la plus aisée qui soit ; ça ne change rien.

Et d’ailleurs, vous le remarquez vous-mêmes, plus vous possédez, plus vous avez d’aisance, et plus c’est lourd, même si vous, vous êtes légers, parce qu’il y a obligation, de gérer, de décider, de choisir. Heureux les simples d’esprit, vous l’avez oublié peut-être. Heureux les enfants, car le Royaume des Cieux leur appartient.

Alors je vais vous dire, le meilleur conseil par rapport à cela, c’est pas une technique, c’est simplement de vous occuper de vous. Mais de vous, pas dans la personne, d’arroser votre jardin intérieur, de danser la Vie. Vous ne pouvez pas alléger ce qui est lourd, vous ne pouvez y mettre que de la douceur et de la légèreté, et la lourdeur disparaîtra d’elle-même. N’imaginez pas qu’il y a une échelle qui va de la lourdeur à la légèreté, il y a l’un ou l’autre, et vous le savez, cela sera de plus en plus comme ça – et cela est déjà de plus en plus comme ça. C’est la loi du tout ou rien, l’Amour ou la peur, l’Amour ou la souffrance, la légèreté ou la lourdeur, la maladie ou le bien-être, les voiles ou la clarté. Je pourrais poursuivre à l’infini.

Vous voyez, il n’y a pas besoin de concepts maintenant, ni de Portes, ni d’Étoiles, ni d’Anciens, ni de moi, ni de qui que ce soit. Acceptez cela et vérifiez par vous-mêmes. La Vie vous est offerte en abondance. Et si vous croyez que la vie se limite entre une naissance et une mort, et entre des morts et des renaissances, alors vous avez quelques soucis à vous faire parce que tout ça va disparaître, et la Liberté risque de vous faire peur. C’est d’ailleurs pour cela que vous êtes rigides, que vous avez tant d’habitudes, parce qu’en définitive, vous avez peur de la Liberté. Saisissez cela, il n’y a pas d’autre obstacle. La peur ou l’Amour, disait notre commandeur. Moi je vous dis, la densité ou la légèreté ; moi je vous dis, la Joie ou la souffrance.

La Vérité est joyeuse, et c’est une bonne nouvelle. Vous n’êtes pas ce que vous vivez, et ça vous le savez de plus en plus, quelle que soit l’approche que vous en avez vécu. Alors, qu’est-ce qu’il vous manque si vous avez les voiles ? Qu’est-ce qu’il vous manque si vous êtes souffrants ? Eh bien, cette Voie de l’Enfance, la spontanéité. C’est-à-dire que quelque part vous êtes trop réfléchis, vous pensez trop à votre histoire, la vôtre ou celle de la fin des temps, vous pensez trop à votre passé, vous pensez trop au qu’en dira-t-on. Vous ne pensez pas assez à vous. Soyez égoïstes. Non pas au sein de la personne, mais dans votre cœur, de cet égoïsme qui donne le cœur à tout le monde comme le plus précieux des trésors qui jamais ne se tarit. Là est la danse de la Vie. Tout le reste suit, sans aucun problème. Si vous êtes dans le manque, vous ne vivrez plus le manque, si vous êtes trop denses, vous serez moins denses, mais vous n’avez rien à décider d’autre.

Soyez la Vie et le reste suivra. Vous voyez, j’ai pas, quant à moi, à vous dire de placer vos mains à tel endroit ou de faire telle chose, je vous demande d’être fainéants. Soyez très fainéants et vous serez légers, parce que vous serez nécessairement dans l’ici et maintenant. Et d’ailleurs vous le constatez déjà sans vous en apercevoir. Le temps passe de plus en plus vite, tellement vite que vous ne sauriez plus compter les minutes, les heures. Une heure passe en une minute. C’est une réalité, de la conscience, pas de l’horloge, et pourtant c’est ce que vous vivez. C’est-à-dire que le temps ne veut plus dire grand-chose. Il veut dire bien sûr pour l’organisation. Quand vous allez prendre un train, il n’est pas question de dire – si c’est à 19 heures que vous devez le prendre, vous êtes en retard –, de dire que c’est pas grave. Vous avez raté le train. Mais si vous ne voulez pas rater l’Éternité, ce qui est impossible d’ailleurs, il vous faut être fainéants. Travailler en étant fainéant ne veut pas dire en faire le moins possible nécessairement, mais considérer cela comme un jeu et non pas comme une obligation.

La Lumière vous propose maintenant de vous déconditionner de tout ce qui n’est pas vrai : votre personne, bien sûr, vos habitudes, vos vies passées, et le futur. Si vous attendez la fin des temps pour vivre la Vie, vous allez affronter votre propre dureté envers vous-mêmes, vos propres cadres de référence, votre propre rigidité. Et vous êtes rigides dès l’instant où vous suivez un protocole, un rite, un horaire, des conventions quelles qu’elles soient. Bien sûr, c’est nécessaire pour l’organisation de la vie en ce monde, mais êtes-vous certains que vous êtes encore sur ce monde ? Vous le voyez bien. Bien sûr que vous avez des tâches à mener, des enfants à élever, des familles à nourrir. Mais voyez-vous cela ? Voyez-vous le personnage qui s’agite ? Ça, c’est le témoin, l’observateur. Vous le voyez tous à différents degrés.

Mais par contre vous ne voyez pas ce qui vous est tellement habituel, que vous considérez comme acquis, et ça concerne essentiellement la notion de temps, d’horaires, de rites que vous vous imposez inutilement, parce que tout rite est enfermant. Alors bien sûr, il a des rites qu’on vous a proposés, qui étaient, et la preuve en est, vous l’avez vécu, qui allaient vous rapprocher de cette Liberté. Mais vous savez qu’il n’y a que vous-mêmes qui pouvez être libres. Et vous ne dépendez d’aucune circonstance, d’aucun handicap, d’aucun futur et d’aucun passé pour cela. Parce que si vous dépendez d’un passé ou d’une quelconque anticipation d’un futur, fût-il le plus heureux ou le plus détestable, vous courez après la Liberté, et vous courez à l’extérieur de vous. Vous êtes dans le brouhaha et le mouvement, qui n’est pas une danse, qui est juste le besoin d’habitudes, le besoin de certitudes. Mais vous savez très bien que l’Amour n’est ni une certitude ni quelque chose qui peut être vécu en ce monde.

Ah si, vous pouvez en vivre l’amour romantique, l’amour sentimental, faire l’amour. Ce sont des palliatifs, des succédanés, qui n’ont aucune réalité parce que, vous le savez bien, tous les amours passent, soit par la mort, soit par le divorce, soit parce que les enfants s’en vont, soit parce que vous êtes à la retraite et l’amour de votre métier est obligé de s’éteindre. Mais l’Amour qui est en vous, que vous êtes, ne peut jamais s’éteindre. Alors, qu’est-ce que vous attendez de vous nourrir de ce que vous êtes ? C’est pareil pour la Lumière. Nombre des Anciens vous ont dit et répété, assené en permanence que tout était à l’intérieur de vous. Il n’y a pas besoin de connaissances, ça vous a été aussi largement expliqué. Il y a pas besoin de modèles, il y a pas besoin de traditions, il y a pas besoin d’antécédents. Il y a même pas besoin d’exemples en fait, il y a même pas besoin de maîtres et encore moins des vieux croûtons que nous sommes.

Vous avez besoin d’être vous-mêmes. Tout ce que nous vous avons proposé, enfin pas moi, a été destiné à vous faire trouver vous-mêmes et à vous faire comprendre, je dirais, une forme d’autosuffisance de la Lumière. Et d’ailleurs parmi vous, certains vivent la voie de la Joie et voient par eux-mêmes qu’aucune habitude ne peut tenir, que cela soit de sommeil, d’aliments, d’humeur. Celui qui prétend être dans l’Amour et être tout le temps et en permanence dans la même humeur n’est pas vrai. Il triche, puisque la vie est mouvement, puisque la vie est danse. Or, vous ne pouvez plus tricher, même si c’est lié à quelque chose qui est inconscient et simplement lié à une habitude, parce que le rappel à l’ordre de la Lumière, vous le vivez, est de plus en plus sensible. C’est pas la Lumière qui fait ça, c’est votre non-reconnaissance de la Lumière.

Vous n’avez plus rien à cacher. Laissez émerger, au-dedans de vous comme à l’extérieur de vous, la Vérité que vous êtes, sans parti pris, sans réfléchir, avec la plus grande des spontanéités, et vous constaterez très vite, durant ce mois de juillet, que tout se résout. Ah, ça peut parfois se résoudre par la mort de la personne. Oui, si vous avez choisi la voie de la souffrance. Quelle importance pour l’Éternité que vous êtes ? Ah bien sûr, c’est très important pour la société, de ne pas mourir, de vivre le plus vieux possible, d’avoir une vie satisfaisante, mais que savez-vous de la vérité de l’autre côté, si vous n’y êtes pas allés ? Pourquoi croyez-vous que nombre des sœurs Étoiles qui vous ont expliqué leur chemin, ont eu ces vies-là, de sacrifice total en épousant le Christ ? Croyez-vous qu’elles étaient masochistes, ces sœurs ? Ou qu’elles se trompaient ? Vous avez suffisamment de témoignages, en Occident comme en Orient, d’êtres qui étaient la bonté, la Joie, la Liberté.

Quelles affaires voulez-vous mener ? Quels sont vos buts, là, dans l’instant, tout de suite ? Est-ce que ce but, vous l’envisagez comme quelque chose qu’il faut acquérir, conquérir, ou est-ce que vous acceptez de tout lâcher dans l’instant présent et de voir ce qui se passe ? Si il se passe rien, vous n’avez pas lâché, c’est un alibi. Parce que je vous garantis qu’aujourd’hui, et plus les jours vont passer, que cela soit avec les Théophanies, que ce soit avec les évènements qui se déroulent sur la terre ou dans le ciel, vous n’aurez pas d’autre opportunité que de tout lâcher, vos croyances, vos certitudes. Encore une fois, j’ai pas dit de distribuer votre argent ou de vous séparer de qui que ce soit.

En l’Amour vous n’avez rien à résoudre, en la personne vous avez des choses à résoudre en permanence. Et si vous avez des choses à résoudre, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’il y a encore une personne qui est là. Le véritable Libéré, même s’il sait qu’il doit s’occuper de son véhicule, peut très bien accepter la mort et la souffrance, parce qu’il ne souffre pas. Il sait qu’il y a souffrance mais il n’en souffre pas. Alors quand il y a les voiles, c’est profondément différent parce que là, c’est une occultation de la conscience. Ça veut dire que vous avez de telles habitudes spirituelles qu’il est impossible de vous en séparer. Vous êtes attachés à vos certitudes intellectuelles et à vos expériences, dans le karma, dans vos visions futures, à vos protocoles, à vos exercices. Vous êtes attachés spirituellement.

Vous êtes Lumière, mais vous ne pouvez pas être attachés et être Lumière. Si vous êtes attachés, ça veut dire que vous prenez votre nourriture de Lumière ailleurs qu’en vous, et vous êtes encore dans le jeu des apparences, cette fois-ci spirituelles. Comprenez bien que vous ne pouvez pas vivre l’Amour dans la souffrance. La voie de la souffrance vous met justement face à cet inconnu, quand la souffrance devient telle qu’il n’y a que l’Amour qui peut remplacer la souffrance. C’est la résilience. Au niveau spirituel, c’est le même mot. Mais vous ne le voyez pas, surtout si vous souffrez. Vous tenez à quelque chose, si ce n’est pas à votre personne, c’est à la Lumière. Mais vous ne pouvez pas tenir à ce que vous êtes, voyez cela. Et si vous souffrez, tout vient de là.

Ah, vous avez peut-être bon cœur, vous avez vécu la Grâce, vous avez vécu les vibrations, vous êtes libérés. Et pourtant qu’est-ce qui se passe ? Vous n’avez pas vu la Vie et quelque part vous rejetez la Vie, même si vous n’êtes plus dans ce monde et que vous avez tout fait pour ne plus dépendre de ce monde, de ne plus avoir d’obligations, familiales, professionnelles, et vous constatez que ces frères et ces sœurs sont toujours aussi tristes, toujours aussi souffrants. Ils n’ont pas accepté la Vie. Ils ont créé les conditions extérieures propices, comme cela avait été dit durant les Noces Célestes, mais vous n’êtes plus dans cette époque.

Le marqueur indélébile de la Vérité, c’est la Joie, et l’instant présent, et l’acceptation. Sans ça vous êtes faux et vous avez faux, même si vous vibrez. Alors bien sûr, au moment tant redouté ou tant espéré, vous serez libres, c’est une certitude. Mais que voulez-vous traverser entre maintenant et cet évènement dont personne ne connaît la date ? Voulez-vous vivre la Vie afin de voir que la Vie éclaire votre vie, ou voulez-vous, avec votre vie, conquérir la Vie ? C’est profondément différent. Dans un cas, il y a mouvement, dans un cas, il y a souffrance, dans l’autre cas, il n’y a que la Joie et la béatitude, quoi qu’il se déroule, quoi que vous fasse votre mari, quoi que vous fasse votre enfant, quoi que vous fassent les impôts, quoi que vous fasse votre corps.

La souffrance n’est pas une punition de la Lumière, c’est le résultat de vos résistances. N’oubliez pas que dans ce monde, tout est totalement inversé, même ce que vous nommez le karma. À savoir, si cela vous intéresse, que vous allez toujours choisir un parent qui vous a tué. C’est pourtant lui qui a le karma, mais l’Amour fait que c’est vous qui vous incarnez là pour lui permettre de le résoudre. Ça, c’est les Archontes qui vous ont convaincu de ça.

Vous êtes tellement sensibles à la forme, tellement sensibles aux apparences, tellement sensibles au confort. Il y a de la Liberté là-dedans ? Il y a de la Joie là-dedans ? La seule Joie, c’est le cœur. Elle ne dépend d’aucune circonstance de ce monde, car si elle dépendait d’une circonstance de ce monde ou de votre vie, ce ne serait pas la Vérité. Ça serait encore une illusion et quelque chose de dévié, de falsifié. La Joie du cœur ne se conquiert pas, elle se vit, par l’acceptation, par l’instant présent, tout ce qui vous a été donné comme mots et expliqué, qui sont des mots simples, même s’ils ont été exprimés dans des langues plus sacrées, si je peux dire. Mais ça n’a aucune espèce d’importance.

Plus vous êtes spontanés, plus vous accueillez la Vie, plus vous êtes vrais, quoi qu’il y ait à résoudre – ou apparence à résoudre, parce que ce n’est pas vous qui résolvez. Quand vous êtes dans le cœur, c’est la Joie qui résout, réellement et concrètement, parce que si vous êtes en joie, réelle, si vous acceptez pleinement la Vie, vous êtes en Vie et vous n’êtes plus votre vie. Ça fait une sacrée différence de vécu. Alors ne vous leurrez pas vous-mêmes. Même si vous avez vécu l’Onde de Vie, même si vous vivez le Feu du Cœur, le Feu Igné, de partout, regardez votre vie et regardez votre joie.

Le problème, c’est que si vous refusez quoi que ce soit de ce monde, vous l’excluez. Il n’est plus en vous et donc la Joie ne peut pas être là. Vous ne pouvez rien exclure, ni le diable, ni Dieu, ni votre pire ennemi, car si Judas n’avait pas existé, Jésus ne serait pas mort sur la croix, et ressuscité. Donc vous voyez bien que Judas est aussi important que Jean, même plus important. Il avait un rôle très pointu, celui de trahir. Alors bien sûr, avec le point de vue de la personne, vous allez me dire : « c’est dramatique ». Je vous réponds que vous ne connaissez rien de la Vérité. Votre pire ennemi est votre meilleure aide, et si vous rejetez quoi que ce soit, vous ne pouvez pas être la Vie, vous demeurez dans votre vie, qui n’est pas Amour.

Même si vous êtes satisfaits à tous les niveaux, il vous manque quelque chose et ce manque-là, c’est des résistances, ce manque-là, c’est des voiles. C’est ça qui fait mal, c’est ça qui vous prive de Joie. Comprenez cela et surtout n’acceptez pas. Prouvez-le à vous-mêmes. Ne demandez rien à la Lumière, c’est ce que vous êtes. Soyez dans l’acceptation et la Lumière s’occupera, au-delà du moindre désir que vous pouvez avoir, de tout ce qui est nécessaire pour vous maintenir dans la Joie. Ah bien sûr, la personne ne peut pas être contente quand c’est certaines privations, mais voyez plus loin que la satisfaction immédiate.

Alors bien sûr, le Commandeur vous a parlé de l’Amour ou la peur. Moi, je vous dis la Vie ou la souffrance. C’est pas la bourse ou la vie. Rendez tout ce qui est illusoire, tout ce qui ne fait que passer, rendez-le à la Vie. Comment montrez-vous votre confiance autrement – en l’Éternité, pas en cette vie ? Mais vous allez me répondre que dans ce monde, vous avez besoin d’être comme ceci, comme cela, vous avez des obligations, vous avez des charges, vous avez des choses à payer. Si vous me dites ça, c’est que vous n’avez rien compris et que votre ego fait tout pour vous empêcher de voir la Vie. Que vous le vouliez ou pas, c’est la vérité. À quoi donnez-vous corps ? À quoi donnez-vous vie ? Qu’est-ce que vous créez ? Vous ne pouvez accuser personne, même s’il y a une anomalie de départ qui est l’enfermement. Mais même au sein de ce monde ou prévaut le libre-arbitre et l’action-réaction, voulez-vous être dans l’action-réaction ou voulez-vous être la Vie ?

La Lumière va devenir de plus en plus insistante, parce qu’elle est de plus en plus présente et elle éclaire de plus en plus votre personnage de pacotille, qui ne fait que passer. Vous, vous ne passerez jamais. Votre mari, votre femme, vos enfants, votre travail, passeront. Votre vie passera, et elle passe d’autant plus vite maintenant. Vous le voyez, ça va très vite, alors ne perdez pas de temps, vous avez l’Éternité pour cela, mais soyez ce que vous êtes et vous serez la danse de la Vie.

L’observateur, le témoin, comme ça a été nommé, sera magnifié et vous verrez la Vérité. Vous la vivrez d’ailleurs, parce que vous ne serez plus votre vie mais la Vie. Il n’y a pas d’autre façon ni d’autre condition pour vivre la Joie. Vous le voyez d’ailleurs. Vous avez certains frères et sœurs qui ont vécu toutes les vibrations, les Couronnes, l’allumage des Portes, l’Onde de Vie, jusqu’en haut. Ils ne sont pas en joie. Pourquoi ils ne sont pas en joie ? Mais parce qu’ils n’ont pas compris qu’ils étaient la Vie, et que quelque part, il y a des habitudes, des comportements qui font qu’ils sont en rejet. Mais si vous êtes la Vie, vous ne pouvez rien rejeter, et surtout pas l’expérience que vous vivez au sein de ce monde, même si elle est fausse. Parce que vous êtes toujours la Vie, même ici, même si vous l’avez oublié, même si vous ne le voyez plus. Parce que s’il n’y a pas la Vie, vous ne pourriez vivre aucune vie qui vous appartient, ni faire aucune expérience.

Alors laissez grandir la Joie, laissez grandir l’enfant intérieur, laissez grandir et épanouir la Vie.

Et quand Bidi parlait de point de vue, c’est exactement cela. Quel est le point de vue que vous avez sur votre vie, sur la Vie, sur vos souffrances, sur vos douleurs, sur vos affects ? Est-ce que vous sentez que cela entraîne des émotions, des distorsions ? Ou vous sentez-vous légers ? Vous ne serez légers que quand vous ne serez plus votre vie – et quand vous aurez accepté votre vie en voyant que vous n’êtes pas votre vie. Vous ne pouvez rien rejeter de la vie sinon vous n’êtes pas en Vie, vous êtes dans la personne.

Alors à l’heure où la Joie envahit des frères et des sœurs en nombre de plus en plus important autour de vous, pourquoi continuez-vous à résister, à souffrir, à avoir des voiles ? Vous avez ça peut-être chez vous avec votre mari, votre femme, vos enfants, vos amis, vos frères et sœurs spirituels, dans votre famille. Qu’est-ce qui vous empêche d’être pareils ? Il n’y a aucune condition de ce monde qui ne peut vous en empêcher, ni votre maladie de votre corps, ni votre problème psychologique, ni le manque, ni la plénitude. Il n’y a aucun obstacle. Tous les obstacles sont créés par les automatismes maintenant, et par vos adhésions spirituelles aux lois de ce monde. Il n’y a rien d’autre. Il n’y a rien à payer, il y a juste la Grâce. Alors si vous n’êtes pas en état de Grâce, ça veut dire que vous n’êtes pas vrais.

Les Théophanies, celles passées comme celles à venir, vous ont permis, pour beaucoup, de découvrir l’observateur et de saisir que vous n’étiez pas ce qui se vivait au sein de l’éphémère. Alors bien sûr, beaucoup d’entre vous, qu’est-ce qu’ils ont fait ? Vous avez cherché à convaincre l’autre et à partager ce que vous viviez, et vous vous êtes fait remballer sèchement, c’est inéluctable. Ceux qui ne sont pas en Vie, qui ne vivent que leur vie, ne peuvent pas vivre la Vie. C’est impossible. Et c’est pareil pour vous. Et quand vous vivez la Vie, vous êtes confiants. Ce n’est même pas de la foi, c’est une certitude inébranlable, quoi qu’il vous arrive dans votre vie. Vous êtes déjà passés dans l’Éternité. C’est le chemin que vous ont montré les sœurs Étoiles, c’est le chemin qu’ont vécu certains Anciens, c’est le chemin que j’ai vécu.

Cela n’est dans aucun livre. Cela n’a besoin d’aucun antécédent ni d’aucun préalable. Cela n’a besoin que de vous, mais pas dans votre vie, pas dans votre personne, vous dans la Vie, dans l’Amour, dans la spontanéité, dans l’Enfance, dans l’acceptation de l’ici et maintenant. Parce que vous ne pouvez pas savoir que quand il vous arrive quelque chose, même si vous retrouvez la causalité en ce monde ou dans d’autres vies, vous ne pouvez pas savoir la Vérité si vous adhérez à ça. Même si cela fonctionne, même si cela est logique. L’Amour n’a aucune logique. L’Amour est Intelligence et l’Intelligence est Liberté. C’est la reliance, c’est la spontanéité, c’est la cocréation consciente, c’est le Verbe, c’est l’Amour. Bref, c’est la Vie, mais ce n’est absolument pas votre vie.

Alors êtes-vous porteurs de la Joie ? Avez-vous décidé d’être en joie ? Oh c’est une décision fort simple, mais qui est tellement gênante et difficile à voir pour l’ego, pour la personne. C’est d’ailleurs pour ça que nombre d’Anciens, d’Étoiles, d’Archanges vous ont parlé de cette Joie plutôt que de la vibration maintenant. Parce qu’il y en a parmi vous qui tiennent à leurs vibrations. Ils sont un peu trop attachés à la vibration, plutôt qu’à la Vie. Il est temps aussi maintenant de lâcher la conscience elle-même et de ne pas vous inquiéter des vibrations que vous percevez, ressentez, vivez ou pas. N’en pleurez pas si vous ne les vivez pas, n’en faites pas une gloire si vous les vivez, parce que si vous êtes occupés à être dans la peine de ne pas le vivre, ou occupés à vibrer, vous ne pouvez pas être la Vie, parce que vous avez exclu tout le reste.

Ayez le cœur d’un enfant. Soyez disponibles pour le jeu de la Vie, quoi que la Vie vous fasse vivre, et surtout si ça vous semble injuste et injustifié. Rappelez-vous que dans la personne, il y a des stratagèmes, il y a des circuits de conscience et d’énergie qui sont là pour vous empêcher de voir la Vérité. Tout ce qui apparaît sur l’écran de vos yeux n’est fait que pour vous distraire. Toutes les peurs, toutes les guerres ne sont que des distractions pour vous empêcher de voir la Vérité. Tous les plaisirs même, même les plus inouïs, que cela soit dans le sexe, que cela soit dans la satisfaction professionnelle, dans la rencontre amoureuse, tout ça n’est là que pour vous masquer l’essentiel : la vérité de la Vie. Et nous sommes tous tombés dedans plutôt que de tomber dans le cœur.

Acceptez. Comme l’a dit l’Archange Anaël, soyez vrais et spontanés. Ne vous posez aucune question. Soyez totalement présents dans l’instant qui est à vivre, que cela soit à travers le ressenti corporel et surtout dans la Joie. Vous ne pouvez pas décider la Joie, en tout cas cette Joie-là ; vous ne pouvez que la voir, la constater, ou ne pas la voir. Vous ne pouvez que constater les modifications que la Joie produit. Alors que vous l’appeliez Paix, sérénité, extase, intase, Shantinilaya, Demeure de Paix suprême, Soi, supramental. Oubliez les mots, oubliez les concepts, oubliez les connaissances. Accueillez, et acceptez surtout, et vous verrez. 

Alors j’ai essayé d’employer des mots extrêmement simples et qui tournent toujours autour de la même chose. C’est voulu. Parce que c’est évident. Si vous ne le vivez pas, ça semble très compliqué. Vous êtes soumis aux influences de ce monde, vous êtes soumis à la souffrance de votre corps, vous êtes soumis à la personne ; il n’y a aucun espace de liberté là-dedans, même si vous faites des efforts importants. L’Amour n’est pas un effort, il est un relâchement, il est la Vie. La Vie non personnelle, la Vie qui ne connaît pas d’histoire, la Vie qui ne connaît pas de dimensions, même si elle peut explorer toutes les dimensions, qui n’est attachée à rien et qui aime, dans la Liberté. Rendez-vous compte le nombre d’humains, de frères, de sœurs, même éveillés, qui parlent d’Amour, mais qui sont incapables d’aimer.

D’ailleurs on commence à le voir. L’Amour n’est jamais une possession ni une prédation, c’est la Liberté. C’est rendre l’autre libre, totalement libre. Même de vous gifler, de partir. Sans ça vous n’aimez pas vraiment, vous êtes dans l’attachement. La Liberté, l’Amour, c’est vouloir que l’autre soit aussi libre que vous, et s’il veut partir, c’est sa liberté. Au nom de quoi vous allez influer sur la liberté de l’autre ? Rappelez-vous, sans même la prédation, dès que vous privez quelqu’un de la liberté qui est la sienne, de penser, d’exprimer quoi que ce soit, même s’il a tort et surtout s’il a tort, vous ne pouvez pas être en Vie, ni en joie. Vous êtes encore dans le contrôle, vous êtes encore dans les préjugés, vous êtes encore dans les habitudes et dans les mœurs morales.

Alors chercher le Royaume des Cieux qui est au-dedans de vous, ça ne veut pas dire chercher, ça veut dire y être. Il n’y a plus rien à chercher, il n’y a pas d’effort à fournir. Si vous avez l’impression de faire un effort, c’est que vous n’êtes pas vrais. Ça vous a été expliqué, la voie de la souffrance, la voie des voiles, et à côté, la voie de la Joie. Et ça ne dépend, je le répète, d’absolument rien au niveau extérieur comme de votre corps. Vous ne pouvez pas générer la Joie, cette Joie-là. Vous ne pouvez pas tricher avec cela. De même que vous ne pouviez pas tricher avec la vibration, elle existe ou elle n’existe pas. Pareil pour l’Onde de Vie, elle a été vécue ou elle n’a pas été vécue.

Mais au niveau de la personne et de votre vie, rien ne peut être simple, surtout que tout est altéré et en plus, tout est faux. Comment voulez-vous que cela soit simple ? Même si vous êtes dans l’opulence. Il y a toujours quelque chose à répondre, toujours quelque chose à réagir, toujours quelque chose à entreprendre, à faire. Mais soyez fainéants, soyez vraiment fainéants. Alors la fainéantise, c’est un autre mot pour disparition. Simplement, la différence, c’est que voilà encore quelque temps, vous disparaissiez à l’emporte-pièce sans avoir rien demandé. Aujourd’hui, je ne vous demande pas de disparaître par vous-mêmes mais d’être fainéants au sein de la personne.

Et vous verrez que même s’il y a du travail, il se fera. Vous n’êtes plus impliqués. C’est comme ça que vous montrez et que vous démontrez la Joie à vous-mêmes, pas autrement. Vous pouvez avoir toutes les connaissances spirituelles, connaître tous les textes, avoir vécu toutes les vibrations et vous vous retrouvez sans Joie, et vous vous demandez pourquoi, puisque la vibration est conscience, et la conscience qui s’expand au supramental, c’est la Joie. Eh bien la preuve que non. Vous en avez encore parmi vous qui sont tristes. Mais parce que vous êtes enfermés vous-mêmes, dans vos préceptes, dans vos concepts, dans vos croyances, dans vos idées, dans vos habitudes, dans vos illusions spirituelles.

Alors pour moi, « accepter » – et pour vous, vérifiez-le –, c’est laisser la Vie œuvrer. Danser la Vie, ce n’est pas aller gesticuler sur une scène de danse, hein, c’est percevoir le mouvement primordial de la Vie. C’est le mouvement infini du cœur, l’infinité des potentialités de manifestation dans quelque forme que ce soit. Et c’est aussi en ce monde, même si c’est faux. Parce que sans lui, vous ne vivriez pas votre vie. Donc, même ce monde enfermé et altéré est en vie, ça, vous ne pouvez pas le renier. C’est les conditions de la vie qui ne sont pas justes, vos habitudes, le besoin de se prémunir, d’avoir un toit, une femme, une profession, un compte en banque, une carte de paiement, un moyen de vous déplacer, pour obéir aux lois de ce monde, à la morale, aux règles, aux affects, aux mœurs comme j’ai dit. Mais quelle espèce de liberté y a-t-il là-dedans ? Il y a une satisfaction personnelle, certes, mais cette satisfaction personnelle, qu’est-ce que c’est ? De l’ego, rien d’autre.

Tant que vous ne vous êtes pas donnés, que vous n’avez pas tout donné de vous à la Lumière, même si vous avez tout le confort, vous ne pouvez pas être libres, et surtout, vous ne pouvez pas être en joie, voyez-le, quand même. Vous le vivez tous de différentes façons. Excepté ceux qui sont réellement en joie, vous vivez tous cela en ce moment. À vous de choisir la voie de la Joie, donc soyez fainéants. Ne vous prenez pas la tête, ni avec la fin du monde, ni avec votre opulence ou votre manque d’argent. Ne vous prenez la tête avec rien, surtout au niveau de la spiritualité. Alors prenez-vous la tête si vous voulez voir votre corps guéri, surtout que ce qui se manifeste maintenant, à moins que vous ayez des maladies antérieures, n’est que l’expression des résistances selon les schémas qui vous ont été expliqués durant ces derniers mois. D’abord la jambe droite, ensuite certaines Portes, maintenant les vaisseaux, les organes des sens. En joie, il ne vous manque rien même s’il manque quelque chose dans votre vie, parce que vous n’êtes plus votre vie, vous êtes la Vie.

Voilà les mots que je voulais prononcer parmi vous, ils sont affreusement simples. Je n’ai pas fait de grand discours, j’ai pris simplement ce qui venait spontanément par le Verbe et l’Esprit. Bien sûr, c’est toujours coloré par ce que je suis, et non pas ce que j’ai vécu. Alors cette coloration, bien sûr, elle vient des lignées, des origines, des habitudes spirituelles je dirais même, cette fois-ci. Mais celles-ci ne sont pas néfastes, parce que ces habitudes spirituelles que vous avez nommées origines stellaires, lignées, se font dans la Liberté, où la question de la Liberté ne se pose même pas d’ailleurs, où la notion de mort n’existe pas, ni même de naissance, où il y a juste la conscience libre qui expérimente, qui joue.

Simplement, vous l’avez compris, le jeu en ce monde, tant que vous êtes votre vie, est un peu pénible, pour ne pas dire autre chose, vous le savez, et nous le savons tous. Nous le vivons chaque jour quand nous sommes incarnés, quel que soit notre emplacement et notre point de vue, jusqu’au moment où on devient la Vie, jusqu’au moment où on a accepté, jusqu’au moment où on est ici et maintenant.

Alors sur ces bons mots, je l’espère en tout cas, je vais vous souhaiter de très grands accès de fainéantise, d’acceptation, et surtout de Joie. La Joie, il vous l’a été dit, c’est le témoin de votre liberté ; si vous n’êtes pas en joie, vous n’êtes pas libres, c’est aussi simple que cela. Ne culpabilisez surtout pas. Soyez vrais et voyez clairement cela, et puis surtout testez, expérimentez ce que je vous ai dit. Je vous l’ai dit, j’assurerai le service après-vente. Parce que je suis certain que ce que j’ai dit ne peut que fonctionner.

Je suis Osho et permettez-moi de vous bénir dans la danse de la Vie. Dans la danse du cœur, et l’immobilité, et le Silence. C’est ma Théophanie personnelle avec vous. Elle est infinie, et elle ne dépend pas de moi, ni de vous.

… Silence…

Je vous bénis, je vous aime, et surtout, soyez vivants. C’est un jeu.

Au revoir.

Source: http://www.lestransformations.wordpress.com

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